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L'Edito

Fiscalité

Par Nadia SALAH| Edition N°:4855 Le 14/09/2016 | Partager
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Nos principaux partenaires, les pays européens, se préparent à abaisser significativement leurs impôts sur les entreprises.  Nous sommes directement concernés: la concurrence fiscale, c’est sérieux. Grâce à sa capacité d’accueillir les délocalisations, le Maroc avait bien profité des 35h instaurées en France. De fortes personnalités,  comme Benbrahim El-Andaloussi, «Mao» Berrada ou Jettou avaient eu la volonté et l’énergie d’attraper la balle et de la faire rebondir à Tanger, Casablanca, Kenitra… Plusieurs dizaines de milliers d’emplois en sont nés.
Aujourd’hui, avec la financiarisation généralisée,  les investissements sont rapidement mis en balance avec le profit. Il n’existe plus vraiment de position acquise, sauf à offrir des éléments capables de concourir au profit financier le plus rapide possible.  Cela peut être un environnement particulièrement stimulant pour l’innovation comme la Silicon Valley, l’attractivité et la liberté culturelle comme Barcelone… Le Maroc ne peut pas aller sur ces promesses-là. Mais il ne doit pas négliger la douceur de vivre que donne le personnel de maison plus un climat réputé. Pourtant cela ne remplace jamais le niveau de profit. La compétition est de plus en plus serrée, de plus en plus dure.
Moulay Hafid Elalamy, le ministre de l’Industrie, l’a bien vu. Il propose de revenir vers des mécanismes d’une charte d’investissements, ce qui permettrait d’avoir une approche fiscale. Pas sur le modèle irlandais, le Maroc n’en a pas les moyens.  Mais il faudra au moins s’approcher de l’Europe continentale. Là, on annonce des taux inférieurs de moitié au nôtre! Quoi qu’il en soit, on ne peut se permettre le luxe de rester dans le système le plus punitif de la région. Ce qui impose une réforme de l’Etat. Rien de moins.

 

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