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L'Edito

Fin et moyens

Par L'Economiste| Edition N°:2762 Le 23/04/2008 | Partager

La sensibilisation que vient de lancer le Conseil déontologique des valeurs mobilières pour inciter tous ceux qui détiennent des actions des sociétés a quelque chose d’original. Que l’actionnariat populaire ne soit pas encore une réalité sociale chez nous (selon les estimations, il y aurait 130.000 actionnaires individuels sur 30 millions d’habitants), cette «éducation civique» au capitalisme populaire ne peut que contraindre à terme les entreprises à améliorer leurs standards de gouvernance. Il s’agit avant tout d’une action de prophylaxie du gouvernement des entreprises. Mais il ne faut pas se leurrer, le chemin sera long avant de créer un véritable réflexe de participation auprès du «peuple» des actionnaires. Pour la majorité d’entre eux, le seul droit qui vaille vraiment la peine d’une mobilisation est celui rattaché au dividende puisqu’il touche directement au porte-monnaie. C’est pourquoi la pédagogie initiée par le CDVM doit s’inscrire dans la durée et concerner l’ensemble des acteurs, à commencer d’abord par les entreprises elles-mêmes. Un actionnaire actif est celui qui assume pleinement les droits que lui confère la loi. Il se renseigne sur la situation économique de l’entreprise, ses choix stratégiques, sa politique de rémunération et ses objectifs. La fin ne justifie pas toujours les moyens. Le fait de percevoir régulièrement un dividende ne signifie pas forcément que tout va bien. Toute proportion gardée, un actionnaire qui ne participe pas aux assemblées générales peut être assimilé à un citoyen qui ne va jamais voter. L’un comme l’autre se prive du droit de peser sur les orientations stratégiques des dirigeants. On le sait, la politique de la chaise vide peut conduire à des catastrophes, que la société soit cotée ou pas. Et ce ne sont pas les exemples qui manquent.Abashi SHAMAMBA

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