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L'Edito

Formalisation

Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:6000 Le 29/04/2021 | Partager
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Alors que le secteur des cafés-restaurants à l’agonie appelle à l’aide, le gouvernement se montre à l’écoute.  Cette prise de conscience aurait pu ouvrir de nouvelles perspectives.

Avec toute sa bonne volonté, le ministre Elalamy ne peut pas faire grand-chose car les travailleurs dans cette filière n’existent pas officiellement.

Ce sont des ovnis, employés majoritairement au black. Encore une fois, la question de l’informel fait donc irruption dans le débat public. Elle l’avait déjà été, et de manière violente, avec le printemps arabe et elle est de nouveau reposée avec la Covid-19.

La tentation de la ranger à chaque occasion du côté de la marginalité sociale est une fausse piste. C’est de marginalité économique et de contournement des lois dont il s’agit avec en toile de fond des conséquences dramatiques pour les victimes exclues des systèmes de couverture sociale. Quand c’est 80% de salariés d’un secteur qui ne sont pas déclarés à la CNSS, le black n’y est plus un épiphénomène, mais une institution.

Le détournement de la législation du travail, la fraude sociale ne peuvent pas se trouver d’alibi lorsque les mœurs des employeurs ne cherchent qu’à dégager des marges plus confortables. Et en admettant même que ces entreprises soient en difficultés, ce genre d’infraction relève de la solution de facilité et reste le plus inacceptable de tous tant il charrie des enjeux de paupérisation de la population.

A la décharge des petites entreprises, il convient cependant d’admettre que de nombreuses structures sont paumées  pour leurs démarches de déclarations des employés et ont besoin d’accompagnement ou mieux, d’efforts supplémentaires de simplifications administratives.

Pour être incitatives, les procédures de formalisation doivent être aussi simples et souples que celles d’informalisation. En attendant, qu’est-ce qu’on fait maintenant?

 

 

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