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    L'Edito

    Déni

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:4854 Le 09/09/2016 | Partager
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    En matière de bilan économique, les dernières salves sont aussi douloureuses que les premières. L’on a feint de ne pas voir la chronique d’un désastre annoncé à force de se complaire dans le déni. Déni du déficit de compétitivité d’abord, et de la compétitivité hors coûts tout particulièrement. Celle-ci a fait oublier que des ambitions industrielles sans véritables électrochocs sur la formation, l’innovation compromettent la pérennité, font planer le risque d’évasion de production vers d’autres marchés. Déni de la paralysie de plusieurs secteurs d’activités ensuite en manque de demandes, de marchés, de liquidités. Déni de la bulle du surendettement de l’Etat enfin avec une incapacité à traiter la baisse des déficits par la réduction des dépenses publiques plutôt que par le pousse-au-crime de la pression fiscale sur les entreprises.  
    Les énergies déployées à dénoncer les rapports alarmants des agences de notation, des banques centrales, les statistiques, les journalistes, les chercheurs… n’ont pas empêché la conjoncture de se dégrader aussi vite que le bilan de ce gouvernement.
    Un naufrage que dissiperont très faiblement les tentatives de rattrapage de fin de mandat: décret sur les marchés publics, retraites. Il arrive parfois que le vocabulaire utilisé par le gouvernement, qui tente de jouer la proximité, soit rassurant, mais souvent il n’y a rien derrière. Juste l’emballage, pas le contenu. Cette mauvaise évaluation de la situation a surfé sur une inertie qui a vu le temps politique rester décalé du temps économique. Pour reprendre l’exemple de l’entreprise, cette réalité a été soulignée et ressoulignée à plusieurs reprises par la CGEM sans jamais déclencher les prises en main appropriées. Et on le voit encore une fois pour la crise du tourisme: l’incapacité à prendre les choses au sérieux et agir rapidement en conséquence.

     

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