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    Economie Internationale

    Washington traitera avec les militaires pakistanais

    Par L'Economiste | Edition N°:620 Le 20/10/1999 | Partager

    · Benazir Butho accueille avec prudence les propositions de l'armée

    "Nous devrons traiter avec ce gouvernement... Nous devons traiter avec ce que nous avons". C'est en ces termes que M. William Milam, ambassadeur américain à Islamabad, a justifié la décision de Washington de traiter avec le nouveau pouvoir en place au Pakistan.
    "Nous traiterons avec les militaires, tout en faisant pression en faveur d'un retour rapide à la démocratie", a déclaré hier M. Milam. Lors d'un point de presse, il a estimé que Washington notait au Pakistan un soutien populaire pour le coup d'Etat militaire. Il a porté une appréciation positive sur le profil du nouveau dirigeant, le général Pervez Musharraf. Il a également souligné que malgré la "déception" de Washington causée par le refus du général Musharraf de fournir un calendrier général pour le retour à la démocratie, il fallait laisser au nouveau pouvoir le temps de mettre en place son programme de restauration de l'économie et de la cohésion nationale.
    "Je suis convaincu que Musharraf est un homme modéré ayant des motivations patriotiques. Je ne crois pas qu'il soit un extrémiste", a dit l'ambassadeur.
    Quant à l'ancien Premier ministre pakistanais Benazir Butho, elle a favorablement accueilli, mais avec prudence, les propositions faites dimanche par l'armée. Mme Butho s'est félicitée, depuis Londres où elle vit en exil, de l'engagement du chef des forces armées pakistanaises, le général Pervez Musharraf d'éradiquer la corruption et de réduire les tensions avec l'Inde. Mais l'ancien Premier ministre destitué en 1997 a également souligné la nécessité d'un retour rapide à la démocratie.
    "J'espère que les dirigeants militaires établiront le plus vite possible un gouvernement de transition et fixeront une date pour des élections nationales", a déclaré Mme Butho. Bien qu'elle se refuse à reconnaître la légitimité du coup d'Etat militaire qui a renversé le Premier ministre Nawaz Sharif, elle avoue que la situation était devenue intenable.
    Le général Musharraf a indiqué dimanche soir dans un discours télévisé qu'il présiderait un Conseil national de sécurité chargé de remettre le pays sur la voie de la "vraie démocratie", mais sans préciser à quelle date cette mission serait remplie.

    Fadoua TOUNASSI (AFP)

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