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    Vivre à l'heure martienne

    Par L'Economiste | Edition N°:1678 Le 07/01/2004 | Partager

    . Les premières photos de la planète rouge nourrissent un rêve illimitéSe lever chaque jour 40 minutes plus tard est le défi que doivent relever les quelque 280 scientifiques de la mission Rover pour vivre à l'heure martienne, tous rideaux fermés dans la salle de contrôle pour simuler la nuit en Californie, quand le Soleil est couché sur la planète rouge.Le scientifique en chef de la mission, Steve Squyres, calé dans ses bottes de cow-boy, tire avec fierté de son jean râpé une montre à gousset spécialement modifiée pour être à l'heure de Mars. Elle est modifiée pour retarder de 39 minutes et 35 secondes par jour terrien, toujours à l'heure sur Mars. «C'est une pièce unique», lance-t-il en montrant l'objet à quelques journalistes, un éclair de malice dans ses yeux bleus gonflés de fatigue.Ce géologue de Cornell University a la haute main sur 170 chercheurs parmi l'équipe dédiée à la mission Mars Exploration Rover, dont le premier robot, Spirit, a fait une arrivée en douceur samedi dernier. «Nous sommes branchés sur Mars, nous nous réveillons 40 minutes plus tard chaque jour», a expliqué Firouz Naderi, qui dirige l'ensemble de la mission au Jet Propulsion Laboratory de la Nasa à Pasadena (Californie).Spirit s'est posé dans le cratère de Gusev, par 15 degrés au sud de l'équateur martien. Son jumeau, Opportunity, doit arriver le 25 janvier, dans la région du Meridiani Planum, par deux degrés au sud de l'équateur, mais aux antipodes de Gusev. Quand le second robot sera sur place, l'équipe de Spirit finira sa journée lorsque commencera celle d'Opportunity.A l'issue de la mission de trois mois de chaque robot, le cycle de vie des chercheurs aura fait près de cinq fois le tour du cadran, pesant lourdement sur leur horloge biologique et leur condition physique, si l'on en juge par l'état de fatigue des chercheurs qui opéraient le robot Sojourner de la mission Pathfinder sur Mars en 1997, qui n'avait duré qu'un mois.L'un d'eux, Matthew Golombek, a été spécialement chargé de la planification à long terme des équipes travaillant sur la mission Rover, pour éviter l'épuisement des chercheurs. Ces derniers travailleront quatre sols (journées martiennes) avant de prendre trois jours de repos terrien, alors que l'équipe était mobilisée sans interruption pour Pathfinder, a-t-il expliqué.Le robot américain Spirit a réalisé les premières photographies en couleur de son environnement sur Mars, que la Nasa recevait et assemblait pour former une vue panoramique, première carte postale à haute définition de la planète rouge.Les images formant ce panorama sont stockées dans l'ordinateur du robot, qui profite de chaque possibilité de communication avec la Terre pour les transmettre, a expliqué la Nasa dont les spécialistes doivent ensuite traiter et assembler ces photos comme un grand puzzle.Au total, la caméra panoramique de Spirit doit prendre 75 images et chacune de ces photos est prise cinq fois, avec un filtre différent, pour permettre le rendu en couleur et à haute définition, à 360 degrés.Synthèse L'Economiste

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