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    Vent de réforme à la CCG

    Par L'Economiste | Edition N°:2685 Le 03/01/2008 | Partager

    . Entrée imminente dans le CA des banques et des PME. Un réseau d’agences pour plus de proximité des partenairesRéformer. C’est aujourd’hui le mot d’ordre à la Caisse centrale de garantie (CCG). Au-delà des bonnes volontés, l’établissement public de garantie des crédits accordés aux PME a déjà parcouru un chemin significatif dans cette direction. Ainsi, la première étape était de faire le diagnostic pour définir les orientations. Pour ce faire, un benchmark des meilleurs modèles internationaux (Japon, Corée du Sud, France, Canada et Egypte) a été réalisé par le cabinet Deloitte. Ce dernier rend sa copie fin juillet 2007. Trois conclusions ressortent du rapport Deloitte: primo, la garantie n’est pas une activité de marché rentable. Cela implique que l’Etat doit impérativement se substituer au privé pour l’assumer. Secundo, la CCG doit s’impliquer plus dans l’accompagnement de ses partenaires (banques et PME). Plus d’accompagnement requiert nécessairement des rapports plus étroits. Plus de proximité, le mot est lâché. La proximité est en effet la grande nouveauté que renferme le plan d’action de la CCG pour achever sa mue. «Nous allons déployer un réseau national d’agences comme le fait la banque conventionnelle», affirme Houcine Itaoui, directeur de la CCG. Les premières seront implantées à Casablanca. . Rapprocher banques et PME«Mais nous n’avons pas vocation à concurrencer les banques. Notre métier se situe en amont du leur. Notre mission est de faciliter l’accès des PME au financement bancaire», précise-t-il. Peu connu du grand public, le travail de la CCG consiste à inciter les banques à accorder des crédits à des entreprises, des PME en général, qui présentent un profil de risque que les établissements de crédit évitent. «Rapprocher les banques et les PME», selon les termes de Hicham Serghini, secrétaire général de la Caisse centrale de garantie.La CCG c’est aussi Fogarim «qui est devenu un modèle pour l’accès au logement social», souligne Itaoui.Signe de «pas considérable» vers ses partenaires, la représentation des banques et des PME dans le conseil d’administration sera renforcée. «Deux banques et deux représentants des PME vont intégrer le conseil», révèle Serghini. Pour permettre cette reconfiguration, un projet de loi amendant les statuts de l’établissement est actuellement dans les tuyaux législatifs. Au sein de la CCG, on va même jusqu’à évoquer le statut d’actionnaires pour les PME et les banques.Ce n’est pas tout, dans son quotidien, la CCG compte se rapprocher des pratiques de ses interlocuteurs, notamment les établissements de crédit. «Nous allons nous aligner sur les pratiques des banques: mêmes procédures, mêmes méthodes, mêmes règles prudentielles, etc.», affirme le directeur général. Une opération séduction, cela en a tout l’air. Et en direction des PME aussi: refonte de l’offre produit pour épouser le cycle de vie de la petite et moyenne entreprise allant de la création à l’expansion ou la restructuration et intégrer le métier de conseil comme faisant partie de la mission de la CCG. C’est la troisième recommandation de l’étude Deloitte.Par ailleurs, le diagnostic pointe du doigt la fiscalité sur les fonds de garantie. Elle est perçue comme une «contrainte au développement de la garantie institutionnelle au Maroc». Dissocier la gestion de la garantie est une autre des résolutions de la CCG. Cela signifie que la Caisse entend épargner son patrimoine des opérations de garantie. Cette dernière sera engagée sur les ressources octroyées par les divers bailleurs de fonds. «Le patrimoine sera géré de façon plus rationnelle dans un souci d’efficacité et de recherche d’optimum», explique Itaoui. Cette séparation entre patrimoine et gestion est envisagée dans le but de viabiliser la garantie elle-même. Les fonds propres serviront de pare-feu de sauvegarde du système. Rien que pour le logement social, la CCG a engagé 10 milliards de dirhams de garantie entre le Fogarim et le Fogalef (dédié au personnel de l’Education nationale). Ce chiffre «monstre» est encore plus important avec l’addition des 3,5 milliards de dirhams de garantie engagés au titre des crédits à la PME. Viabiliser le système, c’est donc une affaire hautement sérieuse.L’étude Deloitte a proposé trois scenarii possibles pour la réforme de la CCG.«Acteur dirigeant», «Support» et «Acteur central». C’est ce dernier scénario qui a été retenu. Il confère à la CCG le statut d’«acteur dominant et coopératif dont le rôle est d’inciter les banques et les autres acteurs, à travers des organes de concertation, à promouvoir la garantie de la PME au Maroc. Autour de l’acteur central, un redéploiement des institutions de garantie existantes est envisagé dans l’objectif de construire un système de garantie cohérent, efficace et pérenne. Dans cette optique, la disparition de Dar Addamane et de la Caisse marocaine des marchés (CMM) est fortement probable. Déjà en octobre 2006, le gouverneur de la banque centrale affirmait sur les colonnes de L’Economiste la volonté de regrouper ces trois grands organismes de garantie, en une seule entité nationale afin de «bâtir quelque chose de très solide».Nabil TAOUFIK

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