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    L'OCP explore de nouveaux partenariats

    Par L'Economiste | Edition N°:2685 Le 03/01/2008 | Partager

    . Alliance avec des Indonésiens pour produire du gaz et de l’engrais. Construire un complexe intégré d’acide phosphorique au Maroc. Satisfaire la demande indonésienne en engrais de 1,5 million de tonnes Le leader de la production du phosphate et produits dérivés phosphatés multiplie ses conquêtes conformément à sa stratégie de développement à l’international. L’OCP vient de signer un mémorandum d’entente pour la production d’engrais et de gaz avec un consortium indonésien, composé de quatre compagnies (cf.www.leconomiste.com) dont la tête de file est Petrokomia. En Indonésie, l’Office est en terrain connu. Petrokomia est son client en phosphate et acide phosphorique depuis 1979. Si Pupuk Kalimantan et Bosowa, deux des quatre entreprises du consortium sont relativement peu connues, Medco Energi International, comme son nom l’indique, revendique une notoriété mondiale. Cette dernière s’est rendue célèbre grâce à la construction d’une centrale géothermique de 340 mégawatts sur l’île de Sumatra en Indonésie. La plus grande unité de ce type au monde en association avec le leader mondial en énergie géothermique, l’israélien Ormat Industries et le japonais Itochu. Ce mémorandum avec le consortium indonésien, qui prévoit de conduire conjointement l’étude de faisabilité des projets de production d’engrais et de gaz, d’ici mai prochain, porte sur la construction d’un complexe intégré de production d’acide phosphorique au Maroc et d’ammoniac et d’engrais phosphatés en Indonésie. Une démarche conforme à la stratégie de coopération à l’internationale de l’OCP, qui touche aussi bien les accords de livraison à moyen et long termes que la construction d’unités de production. En attendant, le groupe explore d’autres axes de collaboration, qui sont actuellement à l’étude ou en cours de réalisation, notamment avec des compagnies iraniennes, pakistanaises et brésiliennes.Pour l’OCP, «le choix du consortium indonésien répond à une volonté de consolider la position du groupe pour satisfaire la demande de plus en plus importante en engrais phosphatés dans les zones à fort potentiel de consommation de fertilisants». Si l’on en croit une source proche de la direction générale du groupe, c’est presque le même son de cloche en ce qui concerne son partenaire. A travers ce partenariat, «le consortium indonésien vise à assurer un approvisionnement stable et durable en phosphates et acide phosphorique pour sécuriser la production et l’approvisionnement du marché local en engrais phosphatés», confie la source. Les études prospectives situent la consommation indonésienne à près de 4 millions de tonnes à l’horizon 2020 contre 1,5 million actuellement. Une demande largement dans les cordes de l’OCP qui revendique 11% du marché mondial des engrais et 46% de l’acide phosphorique.


    Européens, Indiens et Indonésiens

    La stratégie à l’international du groupe est rodée. Le rapprochement avec les Indonésiens ouvre pour l’OCP de nouvelles opportunités commerciales et industrielles. Il a pris une participation dans le capital de Prayon à hauteur de 50% dont l’activité porte sur la fabrication et la vente d’engrais, d’acide phosphorique et autres produits chimiques... Il détient également 1/3 du capital de Emaphos à Jorf Lasfar, tout comme son partenaire belge, Prayon, et l’allemand Chemische Fabrik Budenheim, pour la production d’acide phosphorique purifié. Dans sa politique de diversification de ses alliances stratégiques, le groupe a pris 1/3 de Imacid, une usine d’acide phosphorique à Jorf Lasfar, aux côtés des indiens Chambal Fertiliser et Tata Chemicals Ltd qui détiennent à parts égales le reste du capital.Bachir THIAM

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