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    Politique

    Un remariage en vue entre l’Istiqlal et l’USFP

    Par L'Economiste | Edition N°:2142 Le 01/11/2005 | Partager

    . L’annonce devrait intervenir début 2006. Peut-être des candidatures communes. Que faire du PPS et de l’ex-OADP!Les socialistes ont décidé de se remettre en ménage avec l’Istiqlal pour entamer la course électorale de 2007. «Une annonce officielle aura lieu dès le début de l’année prochaine avec un programme politique», selon Mohamed El Yazghi, secrétaire général de l’USFP. Ce qui a été confirmé par l’Istiqlal.Face à une classe politique qui leur reproche leur «isolationnisme» électoral depuis l’avènement de l’alternance, les héritiers de Mehdi Ben Barka veulent maintenant se tailler une réputation de rassembleurs. Alors, ils tendent la main à leurs collègues de l’Istiqlal. Avec le parti d’Abbes El Fassi, il y a souvent eu des batailles de leadership que ce soit au sein du gouvernement sur la Primature au lendemain des élections ou dans le Parlement pour la présidence de la première chambre, mais les défis politiques actuels imposent plus de pragmatisme.«C’est la première fois qu’une alliance entre l’USFP et l’Istiqlal sera annoncée officiellement», déclare Abdelhamid Jmahri, membre du Conseil national.Avec l’Istiqlal, les Usfpéistes partagent beaucoup de choses: le passé, l’alternance, la Koutla et maintenant la réforme de la Constitution. Les deux formations demandent des amendements en adéquation avec l’Institution royale qui visent à réformer l’institution du Premier ministre, la deuxième chambre et les régions. Il est toujours bien de se mettre à deux pour les défendre. «La question des candidatures communes est dans la logique de ce regroupement», soutient un socialiste.Reste à clarifier si cette alliance se fera au sein de la Koutla ou non. Depuis quelques mois, le rapprochement entre les deux partis historiques entretient la confusion sur cette question. La preuve en est la présentation d’un mémorandum commun sur le projet de loi sur les partis politiques sans associer les anciennes composantes de la Koutla: PPS et ex-OADP. Au sein des deux partis pivots, on a vite motivé ce regroupement bilatéral par le fait que le PPS avait déjà présenté son projet avec ses amis de l’alliance socialiste (Al Ahd, PSD...). Ce n’était donc pas utile de l’associer, même si ce parti est un fondateur de la Koutla.Les Usfpéistes ont une vision dualiste de ce regroupement: Nous et l’Istiqlal d’abord! Les istiqlaliens, plus diplomates, estiment qu’il s’agit d’une alliance au sein de la Koutla. «Il n’y aura pas une nouvelle alliance. Elle existe déjà au sein de la Koutla», déclare Abdelhamid Aouad, président du groupe parlementaire de l’Istiqlal. Il se rattrape juste après: «l’USFP et l’Istiqlal en constituent le noyau dur bien sûr, et l’élargissement aux autres composantes, dont l’ex-OADP, doit obéir à certaines conditions».C’est du pareil au même. Les socialistes et les istiqlaliens peuvent très bien s’entendre quand ils le veulent. Ou plutôt quand les circonstances l’exigent.En 1993, au moment de la préparation de l’alternance, ils ont fait un mariage de cœur. Maintenant, ils vont faire un mariage de raison qui est naturellement une machine de guerre contre les islamistes, à commencer par le PJD.


    Ménage

    L’USFP mène une réorganisation régionale, la première, selon Abdelhamid Jmahri, pour un parti politique, avec des compétences très larges, qui seront accordées aux régions. Il s’agit, entre autres, de la mission controversée de la désignation des candidats. La «sacralité» qui entoure le bureau politique commence à déranger, imposant une délégation des tâches et une plus grande décentralisation. Les dirigeants anticipent un choc avec leurs bases, mécontentes de «cette autorité parentale» qui a disqualifié beaucoup de prétendants lors des dernières élections. Les relations entre les instances décisives seront révisées de telle sorte que le bureau politique devienne un organe exécutif. Le travail de proposition et de décision se fera au niveau des commissions. N. L.

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