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Economie

Un projet-pilote pour la valorisation des huiles usagées

Par L'Economiste | Edition N°:1721 Le 09/03/2004 | Partager

. Pétroliers et cimentiers s'associent pour recycler les rejets des vidanges automobile. Casablanca et Fès-Meknès ciblées dans un premier tempsC'est incontestablement une nouvelle pierre qui est apportée à l'édifice de la protection de l'environnement. La convention signée vendredi dernier entre le secrétariat d'Etat chargé de l'Environnement et des partenaires du secteur cimentier et pétrolier vise en effet à recycler les huiles usagées résultant des opérations de vidange du parc automobile. Cette convention instaure «un système formel organisé et écologiquement rationnel pour la gestion de ce type de déchets», a indiqué le secrétaire d'Etat chargé de l'Environnement, M'hammed El Morabit. Les filières actuelles de réutilisation des huiles usagées échappent à tout contrôle et présentent des risques importants pour l'environnement et la santé publique.Avec l'application de cette convention, ces huiles, généralement réutilisées comme combustibles par divers corps de métiers artisans, seront collectées sur les réseaux et clients des pétroliers signataires de la convention par des ramasseurs agréés. Et c'est à ce stade qu'interviennent les cimentiers. La combustion des huiles usagées en cimenterie, compte tenu de la température très élevée dans le four, n'a pas de conséquence sur les émissions gazeuses. Le programme, considéré comme pilote, est lancé dans deux zones, Casablanca et Fès-Meknès et s'étendra sur un rayon de 250 km pour chaque zone. Il sera élargi à d'autres régions et s'ouvrira à d'autres partenaires, a souligné El Morabit. Les groupes pétroliers qui adhèrent à cette action, notamment Afriquia, Mobil, Shell et Total s'engagent à équiper leurs stations-service de dispositifs de récupération permettant la conservation des huiles jusqu'à leur ramassage. Ces installations doivent être accessibles aux véhicules chargés d'assurer le ramassage. Quant aux cimentiers concernés par la convention, en l'occurrence Lafarge, Holcim, Cimar et Asment, outre la tâche de revalorisation des huiles, ils doivent tenir une comptabilité comportant des indications sur les huiles (la date de réception et les quantités reçues). Ils sont également appelés à transmettre au secrétariat, les statistiques techniques et économiques et toutes les données en relation avec cette opération. Pour sa part, le secrétariat d'Etat s'engage à constituer un groupe de travail représentant les partenaires concernés pour préparer le cadre réglementaire de la filière de collecte et de valorisation des huiles usagées au Maroc. En attendant ce cadre réglementaire, les cimentiers prennent en charge les frais de collecte et de transport de cette matière. Et pour assurer le ramassage des lots au niveau des zones concernées, des ramasseurs seront agréés par le comité de suivi de la convention selon un cahier des charges. Ce comité, composé des représentants des signataires de la convention, se réunira deux fois par an pour faire un rapport sur l'état d'avancement de cette opération, qui s'étale sur une période de deux ans. Une prorogation prévue après la fin de cette première phase est envisageable, selon le déroulement de la première expérience. Amal BABA ALI

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