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Economie

Accord d'Agadir: Les appréhensions des aviculteurs

Par L'Economiste | Edition N°:1721 Le 09/03/2004 | Partager

. Les professionnels réclament l'alignement des régimes douaniers en vigueur. Et formulent de sérieuses inquiétudes à l'approche de l'échéance fixéeLes professionnels du secteur avicole s'inquiètent. A quelques mois de l'entrée en vigueur de l'accord d'Agadir, qui prévoit l'établissement d'une zone de libre-échange entre les pays signataires, aucune réaction de l'administration concernée, la douane relevant du ministère des Finances, n'a été observée pour l'heure. A partir du 1er janvier 2005, le Maroc, la Tunisie, l'Egypte et la Jordanie seront inclus dans une même zone économique, exempte de droits de douane en matière de flux commerciaux. Cette exemption n'est toutefois pas immédiate pour l'ensemble des produits. Deux grandes catégories sont distinguées. La première est celle actuellement exonérée de droits de douane pour le commerce avec les pays de l'UE. Elle le sera immédiatement au 1er janvier 2005 pour les flux circulant entre les pays signataires. La seconde catégorie concerne les autres produits soumis à des droits de douane. Ceux-là seront progressivement exonérés, selon un calendrier dégressif établi, jusqu'à ce qu'ils atteignent le niveau zéro.Ce qui suppose une mise à niveau économique non pas des unités de production, pour l'industrie avicole nationale, mais en matière d'alignement des systèmes douaniers en vigueur au sein de ces Etats. «L'accord d'Agadir nous préoccupe davantage que celui de libre-échange conclu avec les Etats- Unis», explique Youssef Alaoui, président de la FISA (Fédération interprofessionnelle du secteur avicole) «car l'échéance du 1er janvier 2005 ne laisse pas beaucoup de temps aux industriels concernés pour entreprendre les réformes nécessaires à la réussite de cette ouverture des frontières». A la FISA, c'est plus de régime douanier en vigueur dont il est question que de libre-échange, quoique les deux soient intimement liés. Les tarifs des droits de douane à l'importation sont en effet très différents d'un pays à l'autre. «On ne peut marcher à deux vitesses, l'une rapide car sujette à de fortes pressions internationales, et l'autre concernant le marché intérieur, très lente», est-il ajouté. Le libre-échange suppose aussi et avant tout l'organisation du marché intérieur, et l'harmonisation des législations, qu'elles concernent les droits douaniers ou d'autres aspects. Or, en matière de droits douaniers appliqués à plusieurs produits nécessaires au secteur avicole car constituant ses intrants, les inégalités sont grandes. A titre d'exemple, le maïs atteint des droits de 20 à 25% à l'importation au Maroc alors qu'ils sont nettement inférieurs en Jordanie. La situation est similaire pour les graines oléagineuses.» Nombreux sont les intrants qui ne paient aucun droit de douane en Egypte ou en Tunisie alors que ces droits peuvent atteindre jusqu'à 25% au Maroc», expliquent les professionnels. L'incidence sur les prix est directe et grève incontestablement la compétitivité du secteur avicole marocain. Un secteur qui emploie près de 60.000 personnes et contribue à la création de 165.000 emplois indirects dans la commercialisation et distribution. Il réalise par ailleurs près de 5,8 milliards de dirhams d'investissements.


Objectifs

Ce qui a été appelé l'accord d'Agadir n'est que le document officialisant la déclaration d'Agadir, faite en 2001 déjà, à l'initiative du Souverain marocain. Il consacre l'établissement d'une zone de libre- échange en 2010 entre le Maroc, la Tunisie, l'Egypte et la Jordanie. C'est essentiellement de libéralisation du commerce dont il s'agit. Les termes de l'accord signé fin février 2004 stipulent que les produits industriels bénéficiant d'une exonération totale des droits de douane dans le cadre des accords de libre- échange avec l'Union européenne sont soumis au même traitement avec les pays signataires immédiatement. Les autres produits industriels subiront des droits de douane selon un calendrier dégressif jusqu'à exonération totale à partir du 1er janvier 2005. Pour les services, la libéralisation se fera conformément à l'accord général du commerce de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). En matière de règles d'origine, les pays ont adopté les règles d'origine euroméditerranéenne. Les barrières douanières appliquées quant à elles sont celles prévues dans le cadre de l'OMC. Elles concernent les subventions, le dumping, les mesures préventives, la propriété intellectuelle, les mesures sanitaires et phytosanitaires. En 2010, il s'agira d'un marché de plus de 100 millions de consommateurs et réalisant un produit intérieur cumulé de plus de 150 milliards d'euros. Avec l'UE, la zone bénéficiera, à terme, de l'accès à un marché communautaire de 455 millions d'habitants. Amale DAOUD

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