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Affaires

Un cybercentre pour lutter contre la précarité

Par L'Economiste | Edition N°:2083 Le 10/08/2005 | Partager

. Un projet de la wilaya de Marrakech . La cible: Les jeunes de 6 à 25 ans . 3 pôles: Accès libre, formation et ateliersLE premier cybercentre de «lutte contre la précarité» ouvrira ses portes en septembre à Marrakech.Le projet, initié par la wilaya du temps de Mohamed Hassad, est lié au programme régional de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH). Sa réalisation a pris deux ans. «L’idée de base est de créer une structure afin de lutter contre l’analphabétisme en organisant des séances de formation, des ateliers, etc», explique Jeremy Salmon, chef de projet. Ce dernier est connu à Casablanca pour avoir monté, en tant que directeur technique, le plus gros cybercentre d’Afrique -et le quatrième au niveau mondial derrière New York, Londres et Paris-, «[email protected]», qui propose pas moins de 350 ordinateurs aux clients. «Le cybercentre de Marrakech est destiné à un public de 6 à 25 ans, scolarisés ou non», ajoute Salmon. Il s’agit de soutenir les jeunes en difficultés sociales, économiques, scolaires... Marrakech connaît en effet un taux record d’abandon scolaire. Les associations sont également la cible de la structure. Ainsi des programmes «à la carte» seront mis en place pour les plus petits tandis que leurs aînés auront droit à une foule d’outils didactiques. Hébergé par la maison des jeunes du quartier Guéliz, le centre qui bénéficie d’un espace de 1.000 m2, sera réparti en trois pôles, indique Salmon. Le premier est un «accès libre» aux services du cyber. Pratique de l’Internet, bureautique et outils culturels seront au menu. La structure souscrira des abonnements à diverses bases de données comme l’OMS (Organisation mondiale de la santé), le business Harvard School, les sites universitaires ou d’informations… et sera donc proposée aux jeunes gratuitement. Le second pôle, lui, s’appellera «espace formation». Il est subdivisé en deux centres d’intérêts distincts comme la «formation physique» à l’outil informatique ou non informatique et l’e-learning. Ce volet sera mis en place grâce à un abonnement du centre à un organisme de formation international. Ainsi, «les enfants déscolarisés pourront suivre un projet par ce biais», observe Salmon. Le troisième et dernier pôle se base sur l’organisation d’ateliers deux fois par mois. Les thèmes seront variés et iront de la création en photo numérique à celle d’un site web en passant par la manipulation de l’outil Internet. Un réseau de formateurs est chargé d’accompagner les jeunes dans leur apprentissage. L’apport d’une assistance pour la recherche d’un emploi ou la sensibilisation à des questions de santé, en partenariat avec la FNUAP (Fonds des Nations Unies pour la population) est aussi de leur ressort. En outre, le projet ne se limite pas à la création du cybercentre puisque «celui-ci sera au cœur de tout un réseau», indique Salmon. Ce dernier devrait être constitué des clubs de santé des établissements scolaires de la ville, des maisons des jeunes ayant un espace Internet(1) et des salles multimédias des écoles, entre autres. «Le réseau devrait se constituer en création de contenu. Par exemple, un reportage photo organisé dans le cadre d’un atelier sera mis en ligne et accessible au public. Nous allons aussi essayer de dématérialiser les programmes scolaires afin d’évoluer vers un partage des connaissances via diverses interfaces», souligne le responsable du projet. Ainsi, des exercices, explications ou encore fiches de cours traitant des thèmes abordés dans le programme scolaire seront mis en ligne avec la collaboration de groupes d’étudiants. La référence est le site Wikipédia, une encyclopédie libre d’accès et interactive. Le but, à terme, étant de permettre la reproduction du concept.


Logiciels libres

JEREMY Salmon est aussi à l’initiative d’une vaste étude(2) dont l’objectif est de faire le point sur les atouts et les perspectives de développement des logiciels libres, une niche à fort potentiel pour les managers et les directeurs des systèmes d’information. «Ils sont développés par des communautés qui ne sont pas propriétaires ou ne dépendent pas d’un éditeur et sont par conséquent gratuits», indique Salmon. L’utilisation des logiciels libres représente, selon lui, «un très gros avantage pour les pays en voie de développement». La piste est à étudier.Céline PERROTEY(1) Marrakech a en effet le projet d’implanter 15 cybercentres au sein des maisons des jeunes d’ici à fin 2005 -cf. l’opération gouvernementale: «1 milliard de DH pour 100.000 PC dans les écoles»(2) cf. le site: http://www.jeremy-salmon.org

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