×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    International

    UE/Turquie
    Les négociations d’adhésion compromises

    Par L'Economiste | Edition N°:2411 Le 29/11/2006 | Partager

    . L’UE prudente sur les sanctions à imposer à la Turquie . Les ministres des AE doivent se prononcer le 11 décembreAu lendemain de l’échec des pourparlers sur Chypre, les 25 restent prudents sur les sanctions à imposer à Ankara, tout en reconnaissant que le refus de la Turquie d’ouvrir ses ports aux navires chypriotes grecs aura forcément un impact sur ses négociations d’adhésion à l’UE.Le gel partiel des négociations d’adhésion de la Turquie à l’UE paraît désormais inévitable après l’échec des pourparlers de la présidence finlandaise de l’UE avec Ankara sur l’ouverture des ports turcs aux navires chypriotes. Visiblement déçu, le chef de la diplomatie finlandaise Erkki Tuomioja a annoncé la fin de ces discussions à l’issue de deux réunions séparées lundi dernier avec ses homologues turc Abdullah Gül et chypriote grec George Lillikas. La Turquie a signé en juillet 2005 le protocole dit d’Ankara qui étend son union douanière avec l’UE aux dix pays entrés dans l’UE en 2004 mais refuse toujours de l’appliquer à la République de Chypre, au sud de l’île divisée depuis 1974.Pour éviter cette crise avec un pays stratégiquement important pour les Européens, la présidence finlandaise de l’UE s’était impliquée pour trouver un compromis. Après des discussions entamées en septembre, les Finlandais ont finalement jeté l’éponge lundi.Malgré cet échec des discussions, «je pense que, politiquement, personne ne veut couper les négociations», a estimé hier le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères Jean Asselborn. «Peut-être qu’il faut continuer sur une marche inférieure avec les négociations», a-t-il ajouté, sans préciser s’il souhaitait un gel de certains des 35 chapitres thématiques qui jalonnent les pourparlers. «La question est de savoir (...) si la porte sera totalement fermée ou s’il y a encore la possibilité de continuer avec un certain nombre de chapitres non essentiels», a ajouté Ben Bot, refusant, lui aussi, de dire à ce stade quel serait son choix.Si le principe d’une suspension partielle semble ainsi acquis, «la question est maintenant de savoir quelle sera l’ampleur de la sanction», a estimé Kirsty Hugues, expert européen spécialiste de la Turquie.«Le scénario le plus probable est une sanction forte, comme la suspension d’une dizaine de chapitres», a-t-elle ajouté, évoquant également la possibilité pour l’UE de fixer une autre échéance pour durcir ces sanctions si la situation ne changeait toujours pas. Certaines capitales, à commencer par Nicosie, sont favorables au gel d’une grande partie des 35 chapitres. D’autres, Londres en tête, plaident pour une suspension beaucoup plus limitée de chapitres directement liés aux questions d’union douanière, soit trois ou quatre.Synthèse L’Economiste

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc