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    Economie

    Transport urbain
    Fès: Le privé, une solution inévitable

    Par L'Economiste | Edition N°:3020 Le 08/05/2009 | Partager

    . Les autobus et taxis restent insuffisants. 73 millions de passagers recensés annuellement . Le tramway pneumatique aussi proposé comme alternativeMohamed Laaraqui Housseini est l’un des élus qui croient dur comme fer que Fès a besoin d’un vrai coup de pouce en matière de transport de masse. Pour ce vice-président chargé des Relations internationales, «si la capitale spirituelle compte plus d’un million d’habitants et 35.000 étudiants, les bus de la Ratuf et les taxis restent insuffisants. Le tramway est la solution parfaite». En tout cas, s’il brigue un nouveau mandat lors des prochaines communales, Laaraqui -tête de liste du RNI dans l’arrondissement d’Agdal avec à ses côtés un certain Mohamed Boussaid, l’actuel ministre du Tourisme- entend pousser son idée de tramway pneumatique jusqu’à sa réalisation. Mais, avant tout, il faut un Plan de déplacement urbain (PDU) qui se fera grâce à un cofinancement entre Fès et Strasbourg. A ce titre, une cellule composée d’experts de transport strasbourgeois, montpelliérains et barcelonais a été constituée. Elle se penche sur l’évaluation des infrastructures routières avant d’aboutir au PDU. C’est un travail de collaboration entre toutes les composantes de la ville. Tous, en effet, partagent la même conviction du président du Conseil de la ville, Hamid Chabat, de doter Fès d’un moyen de transport collectif moderne et qui répond aux besoins de la population. «Nous y pensons sérieusement. Je crois que ce projet prendra forme dès l’année prochaine», affirme Chabat.

    Programme de restructuration
    En attendant, il importe de signaler que la Ratuf est l’une, sinon la seule, régie actuellement en service qui arrive à investir dans le renforcement de son parc. Avec un actif de plus de 250 bus, l’établissement ne peut à lui seul assurer le transport dans une métropole en pleine mutation. Actuellement, elle exploite un réseau de 53 lignes permettant le déplacement des habitants de Fès partout dans la ville. Elle assure également la desserte de certaines communes relevant des provinces de Moulay Yacoub et Sefrou ainsi que les principales banlieues de la ville de Fès. Ce sont quelque 73 millions de passagers qui sont enregistrés par an. Selon Mohamed Rherrabi, wali de la région Fès-Boulemane et également président du Conseil d’administration de la Régie, dire que le transport public est défaillant serait aller vite en besogne et justement, l’une des raisons du maintien de la Ratuf est d’offrir un service social que le privé ne peut assurer en raison de l’impératif de rendement. Ainsi, le wali préfère un soutien au secteur à l’ouverture de l’activité au privé. Au risque évident d’une tarification onéreuse, est-il avancé. Soutien qui se traduit par une mise à niveau de la Régie et un plan de restructuration (ressources humaines et matériel roulant). Néanmoins, cet effort doit être relayé en permanence par la ville de Fès afin de maintenir la gestion du transport urbain par la Régie. D’ailleurs, un programme de restructuration a été mis en place dans le cadre d’un protocole d’accord entre l’Etat, le ministère de l’Intérieur, le Conseil de la ville et la Régie. D’une durée triennale, ce programme porte sur le règlement du passif (dettes), la mise à niveau du parc et la restructuration des effectifs de la région. Aux termes de cet accord, l’Etat prend en charge l’épuration des dettes fiscales estimées à plus de 47 millions de DH entre 2007 et 2009. De son côté, le ministère de l’Intérieur décaisse une contribution de la dotation spéciale du fonds TVA affectée aux collectivités locales de l’ordre de 20,25 millions de DH. L’octroi de ce montant est également réparti sur 3 ans. Pour ce qui est de la mise à niveau du parc, elle est prise en charge par la ville.En effet, la commune s’est engagée dans une opération d’acquisition de bus neufs et d’octroi de subventions destinées à la rénovation du parc existant. Elle y consacre un investissement de 60 millions de DH, dont 45 millions en 2007 et 2008. Le reste (15 millions de DH) sera financé cette année. Ainsi, la Régie se dotera incessamment de 17 bus flambant neuf. Outre la rénovation du parc (moteurs et carrosseries) dont le coût s’élève à 3 millions de DH entre 2008 et 2009, les services de la Régie sont parfois contraints de réparer et remplacer des équipements qui sont conçus pour fonctionner toute la durée de vie du bus en raison d’actes de vandalisme. D’autre part, le règlement de l’ensemble des dettes commerciales nécessitera pas moins de 17,36 millions de DH. S’agissant de la réduction de la masse salariale, celle-ci est une priorité. Surtout, sachant que 60% du chiffre d’affaires de la Régie sont absorbés par les salaires. Raison pour laquelle la Régie consacre plus de 1,7 million de DH pour les départs volontaires. Pour ses responsables, le nombre d’agents par bus doit absolument passer de 8,2 actuellement à 5,5 vers la fin de cette année. Autrement, le recours au privé sera inévitable. De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI
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