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Economie

Tourisme: Un effet «20 février»?

Par L'Economiste | Edition N°:3472 Le 23/02/2011 | Partager
Aucune recommandation du Quai d’Orsay sur le Maroc
La Tunisie et l’Egypte, les destinations de l’été?

Si «l’effet 20 février» sur la Bourse de Casablanca a été immédiat, chutant de 3% à la clôture de la séance du lundi 21 (cf. L’Economiste du 22 février), sur le tourisme, il ne peut être mesuré sur le champ. Du moins, c’est ce qui ressort de notre mini coup de sonde par téléphone auprès de nombreux opérateurs, qui disent appréhender tout de même la situation.
En dehors de quelques annulations de réservation, signalées ici et là, dès le lendemain de l’annonce des manifestations via les réseaux sociaux, les hôteliers disent ne pas perdre espoir. Valeur aujourd’hui, pas d’annulations massives. De plus, se réjouissent les observateurs, aucune recommandation particulière sur le site web du Quai d’Orsay, qui fait foi, mêmes pour les autres marchés émetteurs européens, concernant la destination.
D’ailleurs, les français (le gros du contingent des touristes se rendant au Maroc), qui avaient réservé leur voyage, pour ces vacances d’hivers, sont pour la plupart arrivés la veille des manifestations. Avec l’idée, comme le confie un touriste, que «la royauté est fermement et légitimement établie depuis des siècles».
Selon Ambre Magnani, cadre de la direction générale du Club Med Maroc, «aucune annulation de dernière minute n’a été enregistrée chez nous», en prévision de ces manifestations. «Nous avons seulement décalé les excursions prévues le dimanche 20 février au lendemain et demandé aux 1.200 locataires répartis sur les trois sites du Club à Marrakech, d’éviter de se rendre dans les lieux où étaient programmés ces manifestations», ajoute-t-elle.
De toute évidence le mot d’ordre chez le leader mondial du voyage tout compris est de ne point alarmer le client. Rien à signaler également à Agadir, second site du Club ouvert en hivers au Maroc. La deuxième destination touristique du pays s’est montrée plus retenue que sa rivale Marrakech où les échauffourées, qui ont épargné touristes et équipement touristiques, ont semé la terreur. D’ailleurs, l’offre riad serait la seule à accuser un petit contre-coup.
Sur d’autres destinations nationales, plus de peur que de mal, tant les opérateurs redoutaient le spectre destructeur de la révolution tunisienne.
A Rabat, le patron de l’agence réceptive Majestic Tours, également président des agences de voyages de la capitale, Amal Karioun, se réjouit que «les choses se soient déroulées ainsi». Pour lui, «il ne devrait pas y avoir d’impact négatif sur le secteur». Ceci d’autant plus qu’en Tunisie où les craintes de voir le tissu touristique accuser le coup pour longtemps, la volonté des touristes d’aller «humer le jasmin» n’a jamais été aussi prononcée. Pour nombre d’observateurs, «ce sera un été de folie» pour cette destination. L’Egypte devrait avoir le même attrait.
C’est encore trop tôt pour évaluer ou prédire les conséquences des manifestations du 20 février sur la destination Maroc, confie un des principaux TO de la région qui prédit que «cette volonté de liberté donne l’impression que «ce qui se passe actuellement sera mieux après qu’avant». Certes «nous déplorons les morts accidentelles, mais nous pouvions craindre le pire si la rue marocaine s’était enflammée», soulignent plusieurs professionnels.

B. T.

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