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Economie

TIR: Que cherchent les espagnols?

Par L'Economiste | Edition N°:3472 Le 23/02/2011 | Partager
Limitation de la quantité de carburant transporté
Obligation de s’approvisionner en Espagne
Une décision pénalisante pour les opérateurs nationaux

Selon l’accord de trafic de marchandises signé entre les deux pays et qui date de 1988, le combustible transporté par les camions de transport dans leurs réservoirs d’origine n’est soumis à aucune taxation

LES opérateurs du transport international routier sont inquiets. Les dernières mesures mises en place par l’Espagne pour limiter la quantité de carburant transporté par les camions risquent de perturber leur activité (Cf.www.leconomiste.com).
En effet, le voisin du nord a lancé cette semaine une nouvelle disposition en matière d’importation de combustible, ce qui constitue, selon les opérateurs, une entrave invisible pour limiter leur concurrence.
Selon l’accord de trafic de marchandises signé entre les deux pays et qui date de 1988, le combustible transporté par les camions de transport dans leurs réservoirs d’origine n’est soumis à aucune taxation. La quantité varie entre 900 et 1.200 litres selon le type de véhicule. Une clause que les autorités espagnoles ont révisé, et ce, de façon unilatérale, selon l’Amtri-Maroc.
L’Espagne a fait savoir via les transitaires espagnols qu’elle taxera toute quantité de combustible au-delà des 200 litres, et ce, pour les véhicules de transport de marchandises et de passagers.
Emporter moins de combustible suppose devoir se ravitailler en Espagne où le prix du gasoil est deux fois plus cher ce qui plomberait la marge des transporteurs locaux. Une disposition qui a fait monter au créneau les transporteurs marocains affiliés à l’Amtri-Maroc avec siège à Tanger.
Ces derniers, désarmés face à cette décision espagnole, ont décidé de distribuer des copies de l’accord signé entre le Maroc et l’Espagne à tous les chauffeurs à destination de l’Europe. Si la Douane espagnole fait la sourde oreille, les transporteurs réunis sous la bannière de l’Amtri-Maroc ont promis de passer à une riposte plus conséquente.
Les opérateurs nationaux se disent d’ailleurs excédés par le traitement inégal qu’ils souffrent en Espagne face à leurs homologues ibériques. Les chauffeurs marocains sont obligés de rester neuf heures à Algesiras avant de pouvoir prendre la route pour décharger en Espagne.
D’autre part, pour les opérateurs du transport local, la concurrence déloyale arrive même au Maroc.
Les équipages étrangers essentiellement espagnols se permettent en effet de charger et de décharger même entre villes marocaines, ce qui est interdit par l’accord signé entre les deux pays.
Les équipages marocains sont incapables de faire la même opération en Europe sous peine de lourdes amendes allant jusqu’à 4000 euros.

Ali ABJIOU

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