×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

Tourisme: Le Comité stratégique sous pression

Par L'Economiste | Edition N°:2792 Le 05/06/2008 | Partager

. Le Premier ministre reçoit les opérateurs ce vendredi 6 juin. Les hôteliers de Marrakech et Agadir redécouvrent la morosité Le Premier ministre présidera ce vendredi 6 juin le Comité stratégique du tourisme (CST) à Rabat. Ce comité sera le premier du genre depuis l’arrivée aux affaires du gouvernement de Abbas El Fassi. Ce sera aussi le premier pour le ministre du Tourisme, Mohamed Boussaid, et le baptême de feu du tout nouveau directeur général de l’ONMT, Abdelhamid Haddou. Inquiets par la baisse d’activité à Marrakech et Agadir (tout est relatif tant ces deux villes ont été habituées à une croissance à deux chiffres ces cinq dernières années), les opérateurs entendent mettre la pression sur le Premier ministre, quitte à ressortir de «vieux» dossiers en souffrance. C’est ainsi qu’ils vont relancer le projet de refonte des statuts de l’ONMT qu’une partie de la profession voyait se transformer en société anonyme. Pour nombre d’opérateurs, cette évolution serait de nature à conférer plus d’efficacité à l’action de l’Office, ce qui reste à démontrer. . Les promoteurs piégés par les lourdeurs administrativesLe deuxième dossier chaud concerne la fiscalité. La taxe de séjour, dont le tarif relève de la compétence des conseils des villes, donne des migraines aux hôteliers «qui ne savent plus où donner de la tête», à en croire le président de la Fédération nationale du tourisme, Othman Chérif Alami. Ce n’est pas tant le montant de l’impôt qui est gênant, mais le désordre et le timing qui caractérisent sa fixation. Les modifications interviennent souvent en milieu de saison, ce qui oblige les hôteliers à supporter le surcoût car impossible de répercuter sur les contrats avec les tour-operateurs. L’idéal, selon les professionnels, serait que les modifications de la fiscalité locale interviennent en période de négociation des contrats avec les TO de manière à ce qu’elles soient intégrées dans les tarifs. Troisième requête des professionnels, l’application pleine et entière des tarifs d’eau des hôtels à la grille de l’industrie. La décision avait été entérinée par le dernier Comité stratégique du tourisme, réuni autour de Driss Jettou, il y a plus d’un an, révèle le président de la FNT qui s’étonne qu’à ce jour, seule la première tranche de consommation est assujettie au tarif industriel. En tout cas, les sociétés de distribution d’eau, elles, disent n’avoir reçu aucune instruction (et des compensations du manque à gagner) dans ce sens. Au-delà de ce détail, c’est bien la question de la crédibilité de la décision publique qui est posée. Il y a, enfin, l’incertitude qui pèse sur les promoteurs qui ont conclu des conventions avec l’Etat et qui se retrouvent «piégés» par les lourdeurs administratives. De quoi s’agit-il? Les modifications introduites dans la loi de Finances au sujet de l’exonération de la TVA sur les biens d’équipement importés placent aujourd’hui bien des promoteurs dans une situation plus qu’inconfortable. Pour certains, elles font peser une menace sur la rentabilité de leur investissement. Une convention signée en grande pompe devant des caméras de télévision à Rabat n’est applicable que lorsque tous les ministres directement concernés (et après publication au BO) ont apposé leur signature. Or, il se fait que, pour plusieurs investisseurs ayant conclu en 2007, la dernière signature n’est intervenue que cette année. La raison? Il a fallu recommencer à zéro car pendant la période ayant précédé la nomination du gouvernement actuel, la machine était bloquée. Résultat: sur les 36 mois d’exonération de la TVA à l’import des biens d’équipement, certains promoteurs ont perdu entre 9 et 12 mois! Avec une TVA à 20%, cela peut chambouler le plan d’investissement.Reste, enfin, le cas des promoteurs qui ont obtenu un avenant sur le délai de réalisation de leur projet par une décision du Premier ministre. Ceux-là sont dans le doute, car l’administration fiscale peut à tout moment leur rejeter cette «rallonge», la loi stipulant que les avantages courent sur 36 mois à compter de la date de la signature de la convention. Les professionnels entendent sensibiliser le Premier ministre également sur cette question.Prévu dans l’Accord-cadre, le Comité stratégique est une instance paritaire où siègent les opérateurs privés et les représentants des administrations impliquées dans le pilotage du plan de développement du tourisme connu sous le nom de «Vision 2010». La représentation minimale, côté public, se situe au niveau des secrétaires généraux des ministères. En plus du cadre de dialogue entre pouvoirs publics et opérateurs privés, le Comité stratégique du tourisme joue le rôle de «gendarme» du suivi des réalisations et des engagements pris par les parties signataires de l’Accord-cadre.


FNT: Bienvenue aux aménageurs!

La décrue de l’activité à Marrakech et Agadir, deux principaux pôles touristiques du pays, pousse les professionnels à se serrer les coudes et à mettre de côté leurs déchirements. La baisse de régime est nette dans l’hôtellerie, due en partie à l’effet mécanique de l’extension des capacités, mais aussi à l’évolution des comportements de la clientèle que n’a pas anticipée une partie de la profession. C’est l’assemblée générale de la Fédération nationale du tourisme (FNT), tenue mardi 3 juin à Casablanca, qui a sonné la mobilisation. Au moins 300 opérateurs y ont pris part, un peu pour passer des messages aux pouvoirs publics. Signe des temps, le retour des charges contre Royal Air Maroc accusée «d’avoir abandonné Agadir» alors qu’il n’y a jamais eu autant de compagnies aériennes qui desservent le Maroc depuis l’ouverture du ciel en 2004. L’un des points examinés portait sur la modification du fameux article 7 des statuts de la FNT à l’origine de la polémique sur les aménageurs développeurs auxquels était contestée la qualité de membre de la Fédération aux dernières élections. Il a été décidé de conférer aux aménageurs le statut de membre associé avec droit de vote, confirme Othman Chérif Alami, président de la Fédération nationale du Tourisme. Abashi SHAMAMBA

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc