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Chaouia-Ouardigha: Une campagne agricole médiocre

Par L'Economiste | Edition N°:2792 Le 05/06/2008 | Partager

. Les rendements des céréales, moins de 5 quintaux à l’hectare. Mise en place d’une stratégie contre les effets de sécheresseL’INSUFFISANCE des pluies et leurs irrigularités dans l’espace et dans le temps ont contribué à précipiter la déclinaison de la région Chaouia-Ouardigha de sa réputation de grenier du Maroc. En effet, pour ne prendre que la campagne agricole actuelle, les services compétents annoncent déjà que les conditions climatiques défavorables ont eu des répercussions négatives tant sur les différentes cultures que sur l’état des parcours. Le cumul enregistré s’est élevé à 182 mm contre 325 mm en année normale, soit une diminution de 44%.Première conséquence: les récoltes sont jugées moyennes à médiocres. Ce qui a poussé de nombreux agriculteurs à faucher leur champ ou à y lâcher leur bétail.Pourtant l’année s’annonçait bien. La pluviométrie du début de la campagne a en effet encouragé les agriculteurs à emblaver 450.000 ha contre 409.800 seulement lors de la campagne précédente. Deuxième conséquence: le manque de pluies a largement affecté la majorité des cultures. Résultats: les premières estimations de la production céréalière annonce une moyenne de 4 à 5 quintaux à l’hectare. Dans l’ensemble, la production prévisionnelle ne dépasserait pas les 2 millions de quintaux. Cela ne représente pas plus que 35% des 6 millions produits au cours d’une année moyenne. Selon les services compétents, le tiers de la production de cette année provient essentiellement des parcelles irriguées.Côté élevage, c’est un peu le même topo. Au début de la campagne agricole 2007-2008, les parcours et les champs ont contribué en partie aux besoins du cheptel, néanmoins le manque des précipitations ainsi que la vague de froid qu’a connus la région ont rendu les parcours très dénudés.Face à cette situation, les éleveurs ont été dans l’obligation de recourir à la supplémentation des aliments, ce qui a impacté les prix. Mais au-delà, une question s’impose: comment améliorer la productivité de l’agriculture dans la région Chaouia-Ouardigha? La question se pose aujourd’hui avec une grande acuité d’autant plus qu’il a été constaté ces dernières années un très faible rendement. En effet, le rendement moyen au cours des dix dernières années à l’hectare dans la région se situe à peine entre 12 et 14 quintaux.Hormis les faibles précipitations, cette situation est due, selon les spécialistes, d’abord à un manque de rationalisation dans l’utilisation de l’espace destiné à l’agriculture. Ensuite, à l’exiguïté des exploitations et leur morcellement. En outre, les superficies irriguées restent limitées et ne représentent pas plus que 3,5% des surfaces cultivables. On note aussi la faible utilisation des facteurs et moyens de production. En effet, la mécanisation, bien que supérieure à la moyenne nationale, reste insuffisante. Face à tous ces problèmes, les pouvoirs publics comptent initier une stratégie pour le développement agricole dans la région. Laquelle stratégie est avant tout basée sur une utilisation rationnelle de l’espace agricole. A commencer par la détermination de la vocation agricole de chaque zone. Par exemple cultiver le blé au nord et au centre de la région et l’orge au sud. L’on pense également à l’emploi d’itinéraires techniques appropriés et à des variétés performantes à développer avec le Centre régional de la recherche agronomique. Ce dernier a mené d’importantes recherches mais dont les résultats sont malheureusement peu exploités par les agriculteurs de la région.Dans la stratégie préconisée, on parle aussi de l’utilisation d’une irrigation de complément principalement dans les périodes critiques. Dans le même ordre d’idées, l’on veut lutter contre le gaspillage de l’eau d’irrigation et sa déperdition, notamment en réhabilitant le savoir-faire traditionnel en la matière (khettarats et séguias). Mais tout cela restera un vœu pieux sans une meilleure utilisation du potentiel des ingénieurs, des techniciens et des chercheurs dans l’encadrement des agriculteurs. En outre, et face à la faiblesse de la taille des exploitations agricoles dû au morcellement excessif, notamment par les partages d’héritages, l’on préconise de favoriser et promouvoir le remembrement et l’immatriculation d’ensemble. Dans ce cadre, la Conservation foncière est appelée à alléger les procédures en instaurant un guichet unique.Abdellah ECHAKHS

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