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    Europe

    Textile : Des cabinets conseil dans le contrôle qualité

    Par L'Economiste | Edition N°:259 Le 19/12/1996 | Partager

    La mise à niveau, notamment des entreprises textiles, s'impose de l'extérieur et justifie la création de cabinets conseil tels que «Label Qualité».


    «SI nos fabriques imposent à force de soin la qualité supérieure de nos produits, les étrangers trouveront avantage à se fournir «au pays» et leur argent affluera dans le Royaume». Et dire que ces propos ont été tenus par Colbert, le 3 août 1664. La plaquette de présentation du cabinet conseil «Label Qualité» reprend cette phrase vieille de 3 siècles, qui devient d'actualité avec la mise à niveau. Ce cabinet, ouvert il y a quelque mois, est spécialisé dans le secteur textile. Pour l'heure, il travaille pour le compte de donneurs d'ordre européens. «Le Maroc a perdu sa crédibilité dans cette branche d'activité en raison du non-respect des délais, de problèmes de qualité et de surcoût», explique M. Abdelmoumen Berrada, qualiticien et responsable du cabinet. Pour cet industriel du textile, la tâche principale consiste à vérifier la conformité et la qualité des produits commandés.
    Le suivi du process de fabrication démarre dès la réception de la matière première à l'usine jusqu'à la livraison du produit fini, en passant par le contrôle de la production avant son exportation. Il aide aussi les entreprises locales dans la recherche de fournisseurs.

    Le cabinet étudie également pour le compte de ses clients la capacité de fabrication de l'usine et établit des rapports d'évaluation.
    Les fabricants locaux perçoivent assez mal ce «regard extérieur et espion». Il est accueilli avec une grande méfiance, «alors que c'est l'esprit de partenariat qui devrait prédominer», indique M. Berrada. Il souligne que son intervention demeure salubre, car il s'agit d'un visa de conformité à titre préventif, puisque «le besoin en qualité existe. Il va falloir améliorer en conséquence la productivité et éradiquer la non-qualité», explique-t-il.
    Et de poursuivre: le métier de la qualité reste nouveau au Maroc et doit encore faire ses preuves. «Ce secteur risque de connaître une anarchie aussi importante que celles des experts-comptables. La création d'une association s'impose pour promouvoir la qualité avec une véritable charte de déontologie», souligne M. Berrada.
    L'activité est de toute façon portée à croître.

    Audit à blanc


    Autre activité du cabinet: la démarche assurance qualité, en accompagnant les entreprises pour l'obtention de la certification ISO 9000, puis pour son maintien. Il les assiste également dans les démarches de demande de certification, puis contribue à la maintenance et à l'amélioration du système certifié. Il réalise des audits à blanc et participe à la mise à niveau de ses clients. Dans ce domaine, le cabinet travaille en partenariat avec des compétences marocaines et des cabinets spécialisés français.
    Parallèlement, il multiplie les alliances dans d'autres secteurs, notamment la haute technologie et l'agro-alimentaire.
    Concernant les hautes technologies, une alliance s'est nouée avec Qualience, cabinet issu d'un grand groupe aéronautique. Ce dernier est spécialisé dans le conseil et l'expertise dans le domaine des technologies de l'information et des services.
    A côté de cela, le cabinet délivre une formation en matière qualité.

    Cursus atypique


    M. Abdelmoumen Berrada a un cursus assez atypique. De formation touristique, il débute sa carrière professionnelle au Ministère du Tourisme. Puis, il vire vers l'industrie pharmaceutique pour finir dans le secteur textile qu'il ne quittera plus. Pour ce dernier secteur, sa carrière débute dans la confection en tant que secrétaire général, puis directeur général de Colomboss. Il est ensuite directeur de production de la société Rubnick qu'il quitte pour effectuer à Toulouse une formation de qualiticien au Centre d'Etudes Supérieures industrielles et ce, pendant près d'une année. De retour au Maroc, il crée le Cabinet Label Qualité.

    Fatima MOSSADAQ.

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