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    International

    Terrorisme: L'Espagne violemment frappée

    Par L'Economiste | Edition N°:1724 Le 12/03/2004 | Partager

    . Des attentants sanglants en pleines législatives. Un bilan très lourd L'Espagne est en deuil. Au moins 186 morts et près d'un millier de blessés dans un quadruple attentat à l'explosif perpétré jeudi 11 mars dans des trains à Madrid, selon un bilan dressé jeudi en milieu d'après-midi. La piste ETA a été évoquée mais n'avait pas été confirmée par cette organisation à l'heure où nous mettions sous presse. Si cela se confirme, ces attentats, qui interviennent à trois jours des législatives de dimanche 14 mars, seraient les plus sanglants, jamais commis par l'organisation indépendantiste armée basque. Le dirigeant de Batasuna, parti radical basque interdit pour ses liens avec l'ETA, Arnaldo Otegi, a même condamné ces actes et déclaré qu'il “n'envisageait même pas l'hypothèse” de la responsabilité de l'organisation séparatiste basque et les a attribués à la “résistance arabe”. Le ministre de l'Intérieur Angel Acebes a qualifié d'”intoxication” les rumeurs d'attentat islamiste. Mais la thèse d'une implication d'Al Qaida circulait fortement jeudi. L'Espagne, qui participe à la coalition en Irak, a un détachement militaire dans le Sud du pays. Les quatre explosions se sont produites à bord de quatre trains de banlieue tôt le matin, à une heure de grande affluence. La police recherchait deux personnes qui ont été vues en train de monter et descendre plusieurs fois de trains à Alcala de Henares, à 35 km à l'Est de Madrid, sur la ligne ferroviaire où ont eu lieu les quatre attentats. En raison de la saturation des services d'urgence des grands hôpitaux madrilènes, des blessés ont été transportés dans des centres de la banlieue de la capitale espagnole. Les télévisions espagnoles montraient en continu des images de voyageurs paniqués et de corps déchiquetés autour de wagons éventrés, et tout le centre de Madrid résonnait des sirènes des ambulances et des voitures de police. L'ensemble des partis politiques ont suspendu leur campagne pour les élections législatives de dimanche et annulé tous leurs meetings à la suite de ces attentats sans précédent. C'est le cas notamment du Parti Populaire au pouvoir, grand favori. Le gouvernement a décrété trois jours de deuil et demandé aux Espagnols de se rassembler ce vendredi 12 mars en début de soirée, partout en Espagne, sous le thème “Aux côtés des victimes, avec la Constitution, pour l'élimination du terrorisme”. La condamnation a été unanime à l'international. Qualifié de “monstrueux” par les Nations unies, de “pire acte terroriste jamais commis en Union européenne” par le Parlement européen, ou encore de “barbarie” par le Conseil de l'Europe, le quadruple attentat de Madrid a provoqué la consternation dans le monde.Plusieurs hauts responsables espagnols et européens, dont le président de la Commission Romano Prodi, ont participé à une courte manifestation silencieuse de solidarité avec l'Espagne et contre le terrorisme en début d'après-midi jeudi dans le quartier européen de Bruxelles.Dans la longue série des qualificatifs exprimant la réprobation générale, le pape Jean-Paul II a utilisé celui d'”exécrable”, l'Allemagne par la voix de son chef de la diplomatie Joschka Fischer a recouru à “abominable”, tandis que son homologue britannique Jack Straw a jugé l'attaque “révoltante” et le président français Jacques Chirac a parlé d'agissements “irresponsables”.Le Président russe Vladimir Poutine s'est dit “profondément choqué” par les attentats “barbares” de Madrid. Le président américain George W. Bush a également présenté ses condoléances par téléphone au chef du gouvernement espagnol.


    Le Maroc condamne

    SM le Roi Mohammed VI a téléphoné hier à SM Juan Carlos Ier d'Espagne et lui a adressé un message de condoléances.“Ces attentats sauvages, je les assimile à une forme de terrorisme méprisable dont nous rejetons ensemble et sans appel toutes les manifestations, et que nous nous efforçons, par des actions concertées et bien coordonnées, de combattre où qu'elles surviennent”, a indiqué le Souverain. SM le Roi a également présenté ses condoléances au Premier ministre José Maria Aznar. Synthèse L'Economiste

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