×
  • L'Editorial
  • Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2020 Prix de L'Economiste 2019 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Affaires

    Taza: La commune va-t-elle reprendre ses employés non déclarés?

    Par L'Economiste | Edition N°:1688 Le 21/01/2004 | Partager

    . Il s'agit de 66 personnes recrutées «sans procédure légale» L'affaire des 66. C'est un dossier au centre des discussions des habitants de Taza. Ces derniers s'interrogent sur le sort des 66 employés de la commune qui se sont retrouvés au chômage le lendemain de l'installation du nouveau bureau. Des sit-in ont été observés par ces victimes qui se sentent «trahies par l'ex-président de la commune urbaine de Taza El Jadida, Abdeljalil Boukattassa». Ce dernier les aurait recrutés sans pour autant régulariser leur situation avant son départ. Le jour de passation des consignes entre cet ex-président et le président actuel, Hamid Kouskous, les 66 ouvriers en question ne figuraient pas sur la liste des fonctionnaires déclarés. Le nouveau président a donc été dans l'obligation de suspendre ces emplois. D'autant plus qu'il s'agit d'employés travaillant dans le parc municipal où le risque d'accident est élevé alors qu'ils ne sont pas assurés. Certes, toutes ces personnes disposent d'un état d'engagement et une attestation de travail portant la signature du président sortant et le cachet de la commune. Mais, selon la loi, ces documents ne sauraient leur préserver leur emploi prétendu au sein de la commune. Et pour cause, “leur recrutement a été effectué de façon illégale et la procédure n'a pas été respectée”, indique un actuel élu. En effet, dans tous les cas signalés, il n'y a pas eu de procès-verbaux matérialisant la décision du recrutement en question. Lesquels doivent être signés par le président lui-même, le percepteur, le représentant du ministère de tutelle (l'Intérieur) et le trésorier.. JugementMais la volonté de trouver une solution à ce problème existe. Déjà, le Conseil urbain de la ville a promis de recruter une vingtaine de ces personnes. “Mais cela ne peut s'effectuer que dans le cadre d'un recrutement nouveau qui n'aura pas d'effet rétrospectif”, tient à préciser un membre du Conseil lors d'une rencontre avec les agents concernés. Et de poursuivre que “la seule solution pour que les intéressés puissent avoir droit à la rétroactivité de la mesure, c'est qu'ils obtiennent un jugement dans ce sens”. A noter qu'aucune de ces personnes n'a été rémunérée durant toute la période où elle aurait travaillé pour la commune, soit près de deux ans. Pourquoi donc ce silence pendant tout ce temps? “D'autres ont travaillé plus de trois ans avant d'être rémunérés”, répond l'une des personnes concernées. Une autre contrainte dans cette affaire: certains desdits ouvriers ont dépassé l'âge de 40 ans. Ce qui constitue un obstacle à leur recrutement. “Le ministère des Finances ne donnera jamais son visa”, s'inquiète-t-on. “Une solution se trouverait peut-être dans le cadre de la délégation de certains services publics, tel l'éclairage public, que le Conseil urbain de la ville de Taza entend attribuer à des concessionnaires privés, susceptibles de créer de nouveaux emplois”, conclut un élu.De notre correspondante,Amal TAZI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc