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Economie

Tamesna: Une ville nouvelle près de Rabat

Par L'Economiste | Edition N°:2075 Le 29/07/2005 | Partager

. Un projet de 15 milliards de DH. 52.000 logements pour 250.000 habitantsAprès la ville ocre, c’est au tour de Rabat d’abriter dans sa banlieue une nouvelle ville-satellite. Baptisée «Tamesna», la cité sera édifiée sur une superficie de 860 ha et devra accueillir quelque 250.000 habitants. Et c’est le holding d’aménagement Al Omrane qui est en charge de ce grand projet dont le coût global est estimé à 15 milliards de DH. Pour cela, «un partenariat public-privé s’impose afin de pouvoir mobiliser les fonds nécessaires et accélérer la cadence de réalisation du projet», souligne Mohamed Benyahia, directeur de la ville nouvelle Tamesna. Pour lui, la création d’une nouvelle ville aux portes de Rabat répond à deux impératifs majeurs. Il s’agit, d’une part, de faire face aux besoins croissants de la population de la région Rabat-Salé-Skhirat-Témara et, d’autre part, contribuer à l’éradication des bidonvilles. En effet, sur les 52.000 logements programmés, 10.000 unités seront destinées aux ménages à faible revenu. La nouvelle ville en cours de réalisation à Sidi Yahya Zaer couvrira ainsi «30% du déficit global de la région en matière d’habitat estimé à 171.000 unités à l’horizon 2015», précise Benyahia. Les 42.000 logements restants sont de standing variés et répondent à des besoins définis auparavant. «Une gamme d’habitats variés et hiérarchisés favorisera la mixité sociale afin d’offrir aux futurs habitants un meilleur cadre de vie», estime le directeur du projet. L’idée est de créer un centre urbain autonome. C’est-à-dire une ville où il y a des lieux d’habitation, de travail et de loisirs. Selon Benyahia, Tamesna sera dotée d’un maximum d’infrastructures et d’équipements sociaux collectifs notamment, les écoles, dispensaires, mosquée, complexe sportif, équipements administratifs… Par ailleurs, 70 hectares seront destinés aux activités génératrices de revenus. «L’objectif est d’assurer des emplois stables pour la population de la ville nouvelle», ajoute-t-il. Le volet recherche n’a pas été négligé puisqu’un campus pour l’enseignement avancé lui sera dédié. Ce qui veut aussi dire qu’un projet comme Tamesna n’a pas besoin uniquement de promoteurs, mais aussi de professionnels de l’enseignement, de la santé… Bref, de l’engagement des autres départements administratifs. Ainsi, des conventions seront signées avec les différents ministères. L’aspect environnemental est très présent. Outre la forêt avoisinante, 120 hectares seront réservés à la création de parcs et d’espaces verts. «Une manière de combler le vide enregistré au niveau récréatif dans la concentration urbaine de Salé-Rabat-Témara-Skhirat», tient à préciser Benyahia. Il est à signaler que le groupe Al Omrane a entamé les travaux d’infrastructures de base de la ville nouvelle vers le début de l’année 2005. Ils correspondent à un investissement de 1,3 milliard de DH, dont 25% sous forme de prêts de la BEI (Banque européenne de l’investissement). Le reste est puisé dans les produits de vente des îlots destinés aux promoteurs. Il faut noter que la société Al Omran-Tamesna, filiale du Holding d’aménagement Al Omrane, a été créée pour gérer la nouvelle ville en partenariat avec les différents départements ministériels concernés et les collectivités locales. Quant au coup d’envoi des travaux de construction de logements, il sera donné début 2006. L’achèvement de la première phase portant sur 30.000 logements est prévu pour 2015. Cependant, la livraison se fera progressivement à partir de 2007. Par ailleurs, un appel à manifestation d’intérêt concernant la construction de 12.500 logements a été lancé en mars dernier. Plus d’une dizaine de promoteurs nationaux ont déjà manifesté leur intérêt. Les opérateurs internationaux sont également intéressés par ce projet. Notamment «les Malaisiens avec qui les négociations sont en cours pour prendre en charge la construction de 5.000 logements», précise Benyahia.


D’autres villes suivront

Les villes-satellites. Telle est la nouvelle stratégie du ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme visant à alléger, d’une part, la pression démographique sur l’agglomération urbaine et, d’autre part, résoudre le problème de l’habitat insalubre. La réflexion est en cours pour d’autres villes. Il s’agit notamment de Casablanca qui connaît une forte pression démographique et d’exode rural. Le Nord intéresse également les autorités. Il fera l’objet d’une forte migration de main-d’oeuvre avec l’entrée en activité du port Tanger-Med.Meryeme MOUJAB

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