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    Economie

    Tafilalet: Des vitro-plants pour sauver la palmeraie

    Par L'Economiste | Edition N°:2698 Le 23/01/2008 | Partager

    . 800.000 pieds à planter d’ici 2017 . Une enveloppe de plus de 1,3 million de DH allouée au projet Le bayoud a fait des ravages dans les palmeraies du Royaume. Aussi, l’Office régional de mise en valeur agricole du Tafilalet (ORMVA) a lancé un vaste programme pour endiguer cette maladie végétale qui s’attaque aux palmiers. Il s’agit d’un programme de plantation de vitro-plants. Un projet qui s’inscrit dans le cadre du Plan national de développement du palmier dattier élaboré par le ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime. Plus de 800.000 vitro-plants serviront à réhabiliter les oasis du sud du pays. Une enveloppe de plus de 1,3 million de DH est allouée au projet. A noter qu’une partie du programme est financée par le Millenium Chalenge Coorporation (MCC). Le projet s’étale sur une période de dix ans et couvrira plus de 8.000 hectares. Dans un premier temps, de 2008 à 2012, les besoins sont estimés à 300.000 vitro-plants. Entre 2013 et 2017, quelque 500.000 seront nécessaires pour boucler le programme. «L’objectif est de restructurer et de repeupler les palmeraies. Il s’agit de passer de 60 à 100 arbres/ha», explique-t-on à l’Office. Il est également question de créer de nouvelles unités phœnicicoles pilotes servant de base à la vulgarisation de techniques modernes de conduite de palmier au niveau des périmètres hors des palmeraies traditionnelles. Les besoins en vitro-plants par variété ont été déterminés sur la base d’une étude réalisée en 2000 auprès des agriculteurs de la région. Ces derniers privilégient les variétés de dattes appelées Mejhoul, Boufeggous Nejda et Bouzekri. L’ORMVA assurera de son côté le suivi et l’encadrement des différentes actions entreprises lors de l’exécution du projet. Il s’agit d’actions de sensibilisation des agriculteurs bénéficiaires et d’acclimatation des vitro-plants au niveau de la Station expérimentale de mise en valeur d’Errachidia (Semva) A cela s’ajoutent l’encadrement des plantations et leurs entretiens et le suivi du projet, dont la réussite est tributaire, dans une large mesure, de la disponibilité en quantités et en variétés exigées par les exploitants locaux. Rappelons que pour améliorer la productivité de cette filière fortement menacée par le bayoud, l’Etat a élaboré un Plan national de restructuration et de développement des palmeraies. Ce plan, lancé pour la première fois en 1986 et actualisé en 1998, comprend l’extension et reconstitution de la palmeraie, l’amélioration de la conduite technique du palmier dattier, de la production et des circuits de commercialisation. Aujourd’hui, l’on considère que le programme a été réalisé à hauteur de 35% par rapport aux prévisions du plan. Aussi, les autorités compétentes ont décidé de passer à la vitesse supérieure avec ce nouveau programme de plantation. Tout en protégeant les palmiers contre les intempéries et bactéries ravageuses, l’objectif est l’amélioration des techniques de récolte, de transport, de traitement et de conditionnement des fruits. De fait, les productions locales sont caractérisées par des dattes molles, ce qui pose des problèmes de conservation. Par ailleurs, des efforts sont menés pour valoriser et promouvoir la datte. Il s’agit de l’élaboration d’un livre de recettes à base de dattes en collaboration avec l’Ecole hôtelière d’Erfoud. L’encouragement du savoir-faire local des femmes rurales dans le domaine de la valorisation de la datte molle, l’introduction d’une unité de préparation de la pâte de datte, l’introduction de dénoyauteurs et malaxeurs de dattes adaptés aux conditions des familles oasiennes sont également au programme. Et enfin, pour l’amélioration des circuits de commercialisation, l’Office a participé à l’étude sur les circuits de ventre menée par la coopération allemande (GTZ) ainsi qu’à l’organisation des agriculteurs et des revendeurs des dattes. Les opportunités offertes par l’activité artisanale basée sur les sous-produits du palmier dattier sont énormes et prometteuses sur le plan économique et social. De fait, l’Office a organisé en collaboration avec l’Institut national de recherche agricole (INRA) le 1er module de formation au profit de 35 agriculteurs locaux. Treize femmes rurales étaient également de la partie.


    Gros potentiel

    Le palmier dattier représente l’essentiel des cultures exploitées dans le Tafilalet. La région compte plus de 1,5 million de pieds produisant environ 26.000 tonnes/an (moyenne sur 10 ans). Soit 26% de la production nationale. Grâce au Plan national de restructuration et de développement des palmeraies, la production pourrait passer rapidement à 35.000 tonnes/an. A noter enfin que le secteur phoénicicole génère quelque 1,5 million de journées de travail par an. Le dattier participe à hauteur de 65% dans les revenus des exploitants des oasis. De notre correspondante,Rachida BAMI

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