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    Culture

    Suivi en images d’un mois de Ramadan

    Par L'Economiste | Edition N°:2868 Le 25/09/2008 | Partager

    . L’IFR présente une exposition sur ce mois sacré jusqu’au 18 octobre . Ces «Chroniques d’une rupture» sont signées Philippe Picquart Une exposition originale a lieu actuellement à l’Institut français de Rabat et se poursuivra jusqu’au 18 octobre. Il s’agit d’une sélection de 30 photos de tables de f’tour. L’exposition, intitulée «Le temps du Ramadan, chroniques d’une rupture», est signée Philippe Picquart, photographe. Au cours du Ramadan dernier, l’artiste s’est investi à plein temps dans la préparation de cette exposition. Il a choisi ce thème particulier parce qu’ayant vécu plusieurs Ramadans au Maroc, il a décidé cette fois d’essayer de comprendre cette rupture à tous les niveaux (rythmes de vue, horaires de travail, habitudes alimentaires…). Il a traité le sujet du point de vue social, et non pas religieux. «Il s’agit d’un regard que j’ai porté sur la vie du pays pendant ce mois, sans porter de jugement critique et sans prise de position», explique-t-il. Chaque jour, il allait prendre le f’tour chez des familles de milieux différents ou sur des lieux de travail afin de photographier ce moment privilégié et très attendu qu’est la rupture du jeûne. Il s’est rendu aussi bien chez des bidonvillois que chez des familles bourgeoises, sans oublier des représentants de la classe moyenne et populaire. Il a photographié aussi un chauffeur de bus, obligé de manger sur son lieu de travail, des orphelinats, l’hôpital Avicenne et une prison à Salé. Il a également réalisé des prises de vue d’atmosphères de rues, des scènes de préparation des plats du Ramadan plusieurs jours à l’avance… Au total, Philippe Picquart a réalisé pas moins de 2.500 photos, mais il n’en présente que 30 à l’Institut français de Rabat. A travers ses clichés, il tente donc de montrer la magie de ce moment extraordinaire, où se produit une véritable communion entre toutes les classes sociales. «Ce qui me fascine, c’est le fait que tout le monde, quelle que soit sa position sociale, mange en même temps les mêmes choses, avec le même rituel, à quelques différences près bien sûr», explique Picquart. Et d’ajouter que «c’est une chose que l’on ne connaît pas en Europe, puisque même le soir de Noël, les traditions culinaires commencent à disparaître». Dans chacune des familles, il a eu un très bon accueil. Afin de sauvegarder l’authenticité et d’éviter les dépenses supplémentaires, ses hôtes étaient au courant de sa visite mais n’en connaissaient pas la date précise. Bien évidemment, ils donnaient leur accord au préalable. L’exposition, qui a été inaugurée le 19 septembre à l’occasion de la «Nuit des galeries» à Rabat, attire du monde. «Les gens sont surpris et intéressés», soutient l’artiste. Au cours des prochains mois, il envisage de faire paraître un livre de photos sur ce même thème. Le titre est déjà prêt: «Chroniques d’une rupture». Philippe Picquart est titulaire d’un DESS en sociologie urbaine. Il expose régulièrement en France et au Maroc. Depuis 15 ans, il travaille habituellement en univers urbain, sur les traces de temps et de vie, laissées sur les murs. Il présente souvent des photos sur ce thème, provenant de ses voyages dans de grandes villes: Barcelone, Lisbonne, Berlin, Varsovie, Marrakech, Rabat, New York…Nadia BELKHAYAT

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