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    Subventions: L'Afrique, laissée-pour-compte

    Par L'Economiste | Edition N°:1715 Le 01/03/2004 | Partager

    . Les pays riches appelés à dédommager le continent noir. Coton, viandes, huiles… le commerce dégringole en AfriqueLes Nations unies ont demandé aux pays industrialisés de dédommager l'Afrique pour les subventions versées par les pays riches à leurs agriculteurs, estimant que ces aides appauvrissent le continent noir. “Un mécanisme international devrait être institué en vertu duquel les pays qui octroient des subventions à leurs producteurs indemniseraient les pays africains”, écrit la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (Cnuced) dans un rapport publié à Genève. Ces dédommagements se feraient “au prorata du manque à gagner que ces subventions occasionnent à ces pays”, suggère la Cnuced, dans ce rapport consacré à la dépendance de l'Afrique à l'égard des produits de base. Selon le rapport, un tel mécanisme “s'impose en particulier pour les producteurs africains de coton”, pour lesquels le président du Burkina-Faso, Blaise Compaoré, a réclamé une compensation en juin dernier au siège de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). La Cnuced souhaite qu'un tel dispositif soit mis en place en attendant que les négociations agricoles reprennent à l'OMC. Elle espère qu'elles s'accélèrent pour déboucher sur un engagement des pays riches à éliminer leurs subventions à l'exportation, un thème qui a conduit à l'échec de la conférence ministérielle de l'OMC à Cancun (Mexique) en septembre dernier. Présentant le rapport, le secrétaire général de la Cnuced, Rubens Ricupero, a dénoncé le “scandale international du coton”. “Les subventions sont utilisées afin de soutenir les revenus des agriculteurs dans certains pays alors qu'en même temps, il y a un refus total de reconnaître la nécessité de faire face aux conséquences de ces subventions pour les agriculteurs des pays en développement”, a-t-il lancé. Le commerce mondial du boeuf et des produits laitiers donne lieu à des distorsions similaires, a estimé Ricupero. Selon la Cnuced, les subventions versées aux producteurs des pays riches, principalement les Etats-Unis, ont entraîné un manque à gagner d'environ 300 millions de dollars pour l'industrie cotonnière africaine en 2002. L'organe onusien souligne que la part de l'Afrique dans le total des exportations mondiales est passée de 6,3% en 1980 à 2% en 2000. Pour les seuls produits de base, sa part est passée dans le même temps de 6 à 4%. L'Afrique a été victime de la forte érosion des prix réels au cours des dernières années. L'indice des prix des produits de base de la Cnuced a baissé de 50% entre 1997 et 2001. Synthèse L'Economiste

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