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Affaires

Stokvis s’investit dans l’énergie verte

Par L'Economiste | Edition N°:2766 Le 29/04/2008 | Partager

. Un accord pour la culture et l’exploitation du sorgho. Plusieurs utilisations à finalité énergétique Le développement durable commence à entrer dans les mœurs des industriels marocains. Stokvis Nord Afrique s’associe avec la Fédération internationale pour l’aide au développement industriel et agroalimentaire( FADIA) pour la réalisation d’un projet de plantation de sorgho. Un protocole d’accord a été signé le vendredi 25 avril entre Chakib Ben El khadir, administrateur directeur général de Stokvis et Pierre Cadet, président de la FADIA, qui regroupe 4000 adhérents actifs avec plus de 350 collaborateurs et un chiffre d’affaires de plus de 100 millions d’euros, soit environ 1,145 milliard de DH. Le sorgho est une plante herbacée annuelle poussant dans les climats chauds et secs. Peu gourmande en eau, elle peut être cultivée sans irrigation, et supporte aussi bien la sécheresse que les sols salins et calcaires. En outre elle est également riche en protéines, lipides, fibres et nutriments tels que le calcium, le fer ou le potassium. Elle peut être exploitée pour diverses utilisations, telle l’alimentation humaine (grain, farine, biscuits, sucre, alcool) ou animale, à côté d’autres utilisations comme la production de pâte à papier ou d’énergie biomasse et biogaz.C’est sur ce dernier point que porte le protocole. Le groupe Stokvis compte, via sa filiale CM2D (Compagnie marocaine de développement durable), réaliser un projet de production d’énergie, à partir des déchets organiques du sorgho. La concrétisation de ce projet tourne autour de plusieurs axes, à savoir la culture et la production de sorgho, la création d’une usine modulaire de 30 000 tonnes destinée à la fabrication de différents types de papier, ainsi que l’implantation de procédés pour la production de biomasse. Cette dernière servira à créer des énergies propres, renouvelables et locales tels le gaz méthane ou l’électricité verte. Pour gérer ce projet, qui vient s’ajouter à d’autres déjà développés par le groupe, Stokvis agira à travers sa filiale CM2D. Rappelons que cette dernière, créée récemment, est spécialisée dans le développement durable, et vient répondre à un énorme besoin exprimé par les industriels en matière de solution de dépollution, d’énergie renouvelable et de technologies propres (cf. www.leconomiste.com) Quant à la technologie de pointe apportée par FADIA, elle sera mise en œuvre à travers son partenariat avec Energreen. Cette société est spécialisée notamment dans la conversion de biogaz en énergie verte, ainsi que dans le développement des énergies à partir de sorgho et de biomasse. Plusieurs résidus exploitables peuvent en être issus. A titre d’exemple, on trouve le digestat qui est utilisé pour la valorisation des terres. Le gaz sur réseau ou en bouteille est, quant à lui, utilisé comme carburant pour véhicules. Il génère également la chaleur ou le froid utilisés dans des applications industrielles (entreprises, habitations, bâtiments publics ou agricoles), ainsi que de l’électricité.


Biomasse et énergie

Dans le domaine de l’énergie, la biomasse est un terme désignant l’ensemble des matières organiques pouvant devenir des sources d’énergie. Ces matières organiques qui proviennent des plantes sont une forme de stockage de l’énergie solaire, captée et utilisée par les végétaux grâce à la chlorophylle. Elles peuvent être utilisées soit directement (bois énergie) soit après une méthanisation de la matière organique (biogaz) ou de nouvelles transformations chimiques (biocarburant). Quant au digestat, il s’agit d’un résidu solide, issu du processus de méthanisation de la matière organique. Il est composé d’éléments organiques non dégradés et de minéraux.Adam Berrada

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