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Statu quo attendu de la BCE sur les taux

Par L'Economiste | Edition N°:1452 Le 05/02/2003 | Partager

. Malgré les tensions géopolitiques, la banque se refuse de céder à la panique Malgré la reprise économique qui s'éloigne et la guerre en Irak qui menace, la Banque centrale européenne devrait en effet maintenir ses taux d'intérêt demain jeudi, au risque d'être une fois encore accusée d'immobilisme. Sur les 38 économistes interrogés dans le cadre du panel AFP/AFX, 36 s'attendent à ce que l'institut opte pour le statu quo lors de sa réunion mensuelle de politique monétaire. Son taux de référence est fixé à 2,75% depuis le 5 décembre, date à laquelle il avait été réduit d'un demi-point. L'un des membres influents du Conseil des gouverneurs, le président de la Bundesbank, Ernst Welteke, a résumé sans fioritures la situation lors du Forum de Davos, estimant qu'il n'y aurait pas à son avis de baisse de taux «dans la situation actuelle«. Compte tenu de l'absence de visibilité économique et géopolitique, la BCE se refuse manifestement à céder à la panique. Elle semble encore faire le pari d'un redressement de l'économie, lorsque les risques autour de l'Irak et des prix du pétrole se seront dissipés. Dans son tout dernier rapport de conjoncture, l'institut monétaire reconnaît certes que «des risques de détérioration des perspectives demeurent«, tout en maintenant son scénario optimiste: celui d'une «accélération« de la croissance courant 2003. En clair, la porte à un nouvel assouplissement reste ouverte en cas de signes patents de dégradation conjoncturelle, mais dans l'immédiat, les taux demeurent à un niveau adéquat. Un temps apaisé par le geste de la BCE en décembre, le choeur des partisans d'une nouvelle ouverture des vannes du crédit recommence du coup à donner de la voix. A commencer par l'Allemagne, où le chancelier Gerhard Schröder vient d'essuyer une défaite électorale cinglante, faute de pouvoir sortir le pays du marasme économique. «D'un point de vue allemand, des taux encore plus bas seraient sans doute souhaitables«, indiquait la semaine dernière son ministre de l'Economie, Wolfgang Clement. En dépit des dénégations officielles de la BCE, le fait est que l'appréciation de l'euro face au billet vert, en pesant sur la compétitivité des exportateurs européens, a en grande partie annulé l'impulsion à l'activité fournie par la baisse des taux du mois de décembre. «Une politique plus souple aiderait à compenser le durcissement monétaire induit par la poursuite de la remontée de l'euro«, fait valoir Raymond Van der Putten, économiste de BNP Paribas. Berlin n'est sans doute pas la seule à espérer un assouplissement pour redonner du tonus à l'activité. Les indicateurs économiques de la zone euro n'augurent en rien d'une reprise rapide, entreprises et consommateurs semblant tétanisés, tant par l'incertitude autour du conflit irakien que la remontée du chômage. La BCE, dont la mission première consiste à contenir la hausse des prix, est toutefois confrontée à un dilemme, avec un risque de stagflation en Europe dans le cas où une guerre en Irak provoquerait une envolée durable des prix du pétrole. Autrement dit, une conjonction de croissance en panne et de remontée de l'inflation.


Allocation de 86 milliards d'euros

La Banque centrale a annoncé hier avoir retiré 5 milliards d'euros du circuit monétaire, lors d'une opération de refinancement sur 14 jours. L'institut monétaire a alloué 86 milliards euros, avec un taux marginal ressorti à 2,78% et un taux moyen pondéré à 2,79%, a-t-elle annoncé dans un communiqué. Par rapport à l'appel d'offres de la semaine dernière, les taux n'ont pas changé.(AFP)

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