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Affaires

Sidi Bernoussi
Le grand gâchis des sources d’eau

Par L'Economiste | Edition N°:2075 Le 29/07/2005 | Partager

. L’une des quatre dernières zones humides de Casablanca s’est transformée en décharge. Risques de maladies des yeux et de la peau LES sources d’eau de Casablanca se dégradent. C’est ce que ne cessent de répéter ces enseignants en sciences de la Vie et de la Terre, actifs au sein de l’association AESVT (Association des enseignants en sciences de la vie et de la Terre). Lors d’une journée d’étude organisée mardi 26 juillet à la bibliothèque municipale, l’Association a exposé à un public de jeunes du quartier le problème de la dégradation de la zone humide de Sidi Bernoussi. La manifestation s’est déroulée en la présence de responsables du ministère de l’Education nationale et des autorités locales.La source de Sidi Bernoussi est l’une des quatre dernières zones humides de Casablanca. Les trois autres sont le lac de Sindibad, le lac de Bouskoura et dayat El Oulfa. «Il suffit de considérer les diverses appellations données à quelques endroits de la ville: Aïn Diab, Aïn Sebaâ et autres, pour constater que Casablanca comptait un nombre important de sources d’eau», souligne le président de l’AESVT. Celles-ci ont complètement disparues, asséchées sinon engagées dans les réseaux d’assainissement comme cela est d’ailleurs le cas de la source de Sidi Bernoussi.C’est la pureté de l’eau de la source et le haut débit de son écoulement qui ont, selon le président de l’AESVT, causé sa dégradation: «Elle (ndlr: la source) attirait beaucoup la population qui venait y laver des voitures, s’y baigner. Ce qui l’a polluée», est-il expliqué. Ainsi, c’est la sensibilisation qui s’impose comme mesure principale pour la lutte contre ce genre de comportement. Le directeur de l’académie régionale du Grand Casablanca, présent lors de cette rencontre, a insisté, pour sa part, sur l’importance de la «sensibilisation artistique» qui vise, comme il l’a expliqué, à développer chez l’enfant une sensibilité à la beauté de la nature. La société Tecmed, responsable de la collecte des déchets à Casablanca, a exposé, elle, le rôle qu’elle peut jouer pour résoudre le problème de la source de Sidi Bernoussi. En dehors de la collecte des déchets et le nettoyage, celle-ci a exprimé sa volonté de travailler en partenariat avec les officiels pour intervenir efficacement au niveau des problèmes environnementaux. Cette journée d’étude s’est, par ailleurs, distinguée par la programmation d’exposés très riches concernant l’importance des zones humides, celle de Sidi Bernoussi particulièrement. Les jeunes de la région ont par exemple pu apprendre, grâce au langage très simple des exposants, que les zones humides préservent de plusieurs catastrophes naturelles: inondations, changement anormal de température… L’association Bassamat a rappelé, pour sa part, le danger qu’encourt la population de la région fréquentant la zone. Plusieurs enfants s’étant baignés dans les eaux de la source, où stagnent actuellement une quantité impressionnante de déchets, ont été victimes de maladies des yeux et de la peau. La journée d’étude s’est achevée par l’adoption de plusieurs recommandations, essentiellement sur la base des propositions du public. Ainsi, des mesures urgentes et d’autres à moyen et long termes sont préconisées, notamment la mise en clôture de la zone pour empêcher un cumul supplémentaire de déchets, sa dépollution, l’interdiction de la baignade dans ses eaux en plus de la programmation de cours en matière d’environnement qui devront être dispensés aux élèves dès leur jeune âge.


Que des déchets

DE zone humide, la source Sidi Bernoussi n’en a plus que le nom. Cet espace de 1.400 m2 ressemble à une décharge. Et pourtant, la source de Sidi Bernoussi est alimentée d’une manière permanente par un écoulement régulier d’eau et un autre saisonnier avec un débit total de 170,5 litre/min. Une grande richesse floristique et faunistique la caractérise, par ailleurs. Elle compte un important nombre d’espèces endémiques d’oiseux à préserver. Car ces espèces réagissent naturellement, faute d’un environnement adéquat à leur survie, en émigrant vers d’autres pays. Cette zone humide se trouve, à l’heure actuelle, confrontée à plusieurs menaces: les déchets industriels, les déchets domestiques et la vieille décharge du quartier. Un grand coup a, par ailleurs, été porté à la préservation de la source Bernoussi par la construction d’une route principale la bordant. Les travaux ont pollué l’espace. La source contient maintenant différentes sortes de déchets non dégradables naturellement.Ichrak MOUBSIT

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