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    Economie

    Sida: Prévenir la catastrophe

    Par L'Economiste | Edition N°:2482 Le 12/03/2007 | Partager

    Les virus mondiaux, tels que le VIH, le paludisme ou la tuberculose, gagnent du terrain. Concernant le VIH, le rapport annonce que «depuis 1986, date d’apparition du premier cas notifié, 2.080 cas cumulés ont été déclarés fin octobre 2006, soit un rythme d’évolution de la maladie en nette progression, particulièrement au cours de ces cinq dernières années». Du côté du Centre d’épidémiologie du Maroc, on recense, entre les années 2000 et 2005, une multiplication par 3 des cas déclarés de séropositivité. Il y en aurait plus de 20.000 aujourd’hui.Et c’est chez les femmes que l’accélération est la plus alarmante: «Si, en 1988, elles ne représentaient que 8% des cas, aujourd’hui elles constituent 39%, et 44,5% des malades placés sous trithérapie. Et dans plus de 55% des cas de sida féminin, le seul facteur risque connu est le mariage», explique Moulay Hamed, responsable communication pour l’ALCS (Association de lutte contre le sida).Le problème de sensibilisation à ce fléau reste entier, ce qui complique largement le travail de prévention, soutient-il. Pourtant, l’information basique, comme le port du préservatif ou l’usage unique d’une seringue, pourrait renverser la tendance dans le futur si ces pratiques rentraient dans les mœurs. Car même s’il existe effectivement des groupes plus vulnérables que d’autres (prostitués, détenus ou usagers de drogue), n’importe quel Marocain pourrait être victime d’une contamination. «Il est vrai que la prévalence chez les professionnels de la sexualité est de 2,3%, contre 0,1% pour la moyenne générale. Mais les maladies sexuellement transmissibles ont largement augmenté ces dernières années, et ce, dans toutes les couches sociales», prévient le collaborateur de l’ALCS. «Il existe des régions comme celle de Souss-Massa-Draâ qui cumulent tous ces maux, allant jusqu’à représenter 23% du total national», souligne Moulay Hamed. Pour le reste de l’échantillon, il apparaît que l’ensemble des pays d’Afrique subsaharienne ont peu de chance de stabiliser la maladie d’ici 2015. Au Cameroun, 7,8% des filles et 3,8% des garçons sont infectés par le VIH/sida. Au Sénégal, 80.000 personnes sont touchées par ce fléau, soit 1,45% de la population générale. La Mauritanie est relativement peu touchée comparée à ses voisins, avec un taux de prévalence de 1%. Aucun chiffre n’a été communiqué au sujet de l’Algérie et de la Tunisie.Najlae NAAOUMI

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