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    SFI-Microfinance«Le Maroc, un cas d'école«

    Par L'Economiste | Edition N°:2571 Le 17/07/2007 | Partager

    . Le Royaume, premier marché de la microfinance de la région MENA. Trois projets financés pour près de 43 millions de dollars. Réunion programmée d’une vingtaine d’expertsBONNE nouvelle. Le Maroc est le premier marché de la microfinance de la région MENA, avec 39 % d’encours et 47 % des clients actifs de la région. Les raisons de ce succès sont assez simples. «C’est avant tout lié au cadre légal et réglementaire sur la microfinance mis en place par le Royaume dès 1999. Mais également en raison du degré de maturité du marché, ainsi que de la forte demande de la part des entrepreneurs», précise Joumana Cobein, chef du bureau de la SFI au Maroc. Sur la région MENA, constituée de 19 pays, une dizaine de projets sont actuellement financés pour une enveloppe de 20 millions de dollars. Mais le Maroc à lui seul récupère près de 43 millions de dollars, pour financer trois projets. La SFI a octroyé une ligne de garantie de 30 millions de DH à la Fondation pour le développement local et le partenariat (Fondep Microcrédit), pour lui permettre de lever 75 millions de DH auprès des banques. Dernièrement (Cf. www.leconomiste.com) un package de 170 millions de DH a été versé à l’Association Al Amana, première association de microcrédit au monde, sous forme d’un prêt subordonné et de garantie. Enfin, le conseil d’administration de la SFI a approuvé un financement de 20 millions de dollars dans le fonds Jaida de refinancement des institutions de microfinance. .Expertise marocaine exportable Expertise et know-how sont donc à l’origine des bons résultats affichés par la Société pour le Maroc. Cette expérience pourrait même être exportée. «Le marché marocain de la microfinance représente aujourd’hui un cas d’école», souligne Mehdi Cherkaoui, directeur adjoint de la SFI aux investissements, en poste à Rabat. Et d’ajouter que «d’ailleurs une réunion d’une vingtaine d’experts de la SFI, en collaboration avec les principales associations marocaines, est prévue la semaine prochaine, afin d’étudier de près le cas marocain».Bien plus que de l’aide au développement passant au niveau des grands cadres et programmes économiques nationaux, il faut remarquer les importants efforts réalisés par la SFI dans le domaine de la microfinance. Premier investisseur multilatéral dans ce secteur avec 128 transactions correspondant à un portefeuille d’investissement de 500 millions de dollars dans 47 pays en développement, la société fournit également des services d’assistance technique aux institutions de microfinance dans les domaines incluant les techniques de crédit, la gouvernance d’entreprise (Cf.leconomiste.com), la gestion des risques et le contrôle interne. Ce sont près de 134 millions de dollars qui ont été dépensés en conseil et assistance technique, en 2006, soit une augmentation de 23 % par rapport à l’année précédente. Plus de 70 % des financements approuvés se rapportent à des projets visant à élargir l’accès au financement et à améliorer le climat d’investissement. .668 millions de dollars d’investissementsCôté résultats, ce sont près de 3,5 millions de microentrepreneurs à travers le monde, qui ont bénéficié des 5,6 milliards de dollars débloqués par la Société. Durant l’exercice 2006 dans la région Moyen-Orient et Afrique du nord, les engagements de cette organisation internationale dans la région ont plus que doublé pour atteindre 668 millions de dollars au titre de 29 projets, contre 315 millions de dollars pour 21 projets l’exercice précédent. Il est aujourd’hui plus qu’évident que pour les pays tentant de sortir du bourbier du sous-développement, le recours à l’aide internationale en provenance des organisations internationales économiques (OIE) et financières (OIF) du type Banque mondiale ou Société financière internationale, ainsi que les investissements directs étrangers (IDE) en provenance des pays riches, est nécessaire. D’ailleurs le rapport Doing Business, publié conjointement par la SFI et la Banque mondiale pour montrer de quelle manière les réglementations de l’Etat peuvent avoir un impact, souvent restrictif, sur la croissance, est rapidement devenu un outil indispensable pour les autorités nationales, les responsables de l’action publique, les chercheurs et les investisseurs qui souhaitent évaluer le cadre des affaires d’un pays. Ainsi les outils, le savoir-faire et l’expérience sont là. Alors pourquoi tant de retard pour ce décollage économique?


    Moteur

    POUR rappel, pour chaque dollar d’aide publique au développement on compte désormais plus de quatre dollars d’investissement privé des pays riches dans des pays pauvres. Comme le soulignait l’ex. directeur de la Banque mondiale, Paul Wolfowitz, dans le rapport annuel 2006 de la SFI «la structure fondamentale des financements en faveur des pays en développement s’est transformée au cours des 20 dernières années, et les entrées de capitaux privés sont devenues le principal moteur de développement. Les investissements de la SFI permettent de mobiliser des capitaux privés au titre de projets créatifs et novateurs qui produisent des avantages économiques durables. L’une des mesures les plus importantes qui peut être prise, consiste à aider les pouvoirs publics à identifier les réglementations qui font obstacles aux activités du secteur privé.Alexis BEN SAAD

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