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    Economie

    Des entreprises «clean» témoignent

    Par L'Economiste | Edition N°:2571 Le 17/07/2007 | Partager

    . L'OCP et la réduction de poussière.Revaloriser les déchets: c’est fait chez Managem. La station d’épuration des eaux usées de Lesieur CristalPOLLUEUR égale payeur. Ce principe paraît si simple, mais son application requiert des efforts en mathématiques, et surtout, des cours de civisme.Toutes les entreprises ne vont pas être mises dans le même panier car, il faut bien l’avouer, certaines ne ménagent pas d’efforts pour préserver l’environnement en produisant plus clean.Certaines, comme l’OCP, sont des entreprises citoyennes. L’Office avait signé en 1998 une convention avec le secrétariat de l’Etat de l’environnement pour définir un cadre de travail et mener des actions pour l’environnement et pour le développement durable. Comment? En définissant d’abord ses activités polluantes. Il s’agit entre autres du séchage, de la calcination et du broyage du phosphate. De la poussière, c’est ce qui en émane. La convention a dicté à l’Office l’installation échelonnée d’équipements pour les réduire, comme des Tubix au niveau des fours et des électrofiltres. L’investissement était de taille, 100 millions de DH d’ici 2012.Autre matière première très importante dans la construction, le ciment. Les unités déjà installées disposent d’une capacité de broyage estimée à près de 16,1 millions de tonnes par an. Toutefois, elle est amenée à croître du fait de l’augmentation de la demande et du boom immobilier. «La production de ciment génère beaucoup de poussière. Elle use les ressources naturelles et l’énergie électrique», a expliqué un responsable de l’Association professionnelle des cimentiers (APC) lors du séminaire organisé par l’ONA (voir supra). De son côté, Managem, filière du groupe ONA spécialisée dans l’exploitation minière, a réalisé des «innovations environnementales», si l’on croit Assia Ouahabi du groupe. Ces innovations sont axées sur 5 concepts essentiels. Entre autres, la valorisation des déchets. Qu’il soit question de l’extraction d’or, de cuivre, plomb,… les rejets sont toxiques et souvent difficiles à traiter. Managem a donc mis en place un procédé pour la valorisation de ses déchets. Citons au passage la valorisation des rejets de l’usine de calamine de Guemmasa, constitués généralement d’argile. Ensuite, la préservation des ressources en eau, à travers le recyclage de 70 à 100% des eaux des digues dans les usines. Autre concept, le recyclage et la stabilisation des produits dangereux. Un projet a été mis en place pour réduire l’utilisation et le rejet du cyanure (il est utilisé dans l’extraction minière et dans l’industrie pour extraire l’or et l’argent en remplacement du mercure).Par ailleurs, Lesieur Cristal, dont l’activité est étendue du raffinage d’huiles alimentaires à la fabrication de savons et détergents, avait créé, avec le soutien du Fodep, de la Lydec et de LPEE une station de traitement des rejets liquides. Le projet, avec un coût de 20 millions de DH, a été financé par Lesieur à hauteur de 40%. La capacité de la station atteint 1.450 m3/jour et est contrôlée trimestriellement par LPEE. Ceci dit, son coût d’exploitation revient assez cher, 5 millions de DH/an. Ceci ne va pas pour autant décourager d’autres initiateurs de tels projets.


    Les cimentiers aussi

    EN 2005, l’Association professionnelle des cimentiers (APC) signait une convention cadre avec le MATEE. Les engagements de la profession étaient clairs: tout d’abord, œuvrer pour une gestion relationnelle des ressources naturelles et de l’énergie. Ensuite, programmer dans des délais prédéfinis dans le temps la mise à niveau des installations existantes, en vue de se conformer aux dispositions du projet d’arrêté relatif à la lutte contre la pollution de l’air dans le secteur cimentier. De son côté, le ministère s’était engagé, entre autres, à mettre son savoir-faire au service du développement du secteur cimentier et de renforcer la compétence des cadres de la profession. «Formation et échange d’expérience pour un engagement win-win», explique-t-on auprès de l’APC.S.B.

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