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Affaires

Setafil sauvée par le redressement judiciaire

Par L'Economiste | Edition N°:1853 Le 14/09/2004 | Partager

. C’est une première pour une entreprise publique. Le repreneur s’engage sur un programme d’investissement de 47 millions de DH. Il injecte 71,5 millions de DH pour faire face aux besoins d’exploitationLe ministère de l’Industrie et du Commerce vient de réaliser une première: le sauvetage de Setafil, société spécialisée dans la filature pour les tisseurs, via le redressement judiciaire. Cette procédure, qui a permis de relancer l’entreprise publique, a été ouverte en janvier dernier auprès du tribunal de commerce de Casablanca. Près de six mois après, le jugement de cession des actifs a été rendu au profit de Caulliez Maroc, filiale du groupe franco-italien de textile. Le montant de la reprise a été fixé à 21,5 millions de DH. Le personnel de production (110 personnes) a été maintenu à l’exception de l’administratif (11 employés). Aujourd’hui, l’entreprise tourne avec un effectif de près de 180 personnes. Le repreneur s’est engagé à réaliser un programme d’investissement de 47 millions de DH sur les deux années à venir et injecter 71,8 millions de DH pour financer les besoins d’exploitation. L’objectif stratégique est de produire des filés à valeur ajoutée et à fort contenu technique. Il s’agit de dégager une rentabilité et rester en dehors de la concurrence de l’importation asiatique. Setafil vise essentiellement l’exportation vers des marchés d’Europe. L’industrie du textile et de l’habillement locale pourrait également en profiter. Selon Boussalham Hilia, secrétaire général du ministère de l’Industrie, du Commerce et de la Mise à niveau, la privatisation classique ne pouvait pas marcher. Plusieurs tentatives ont été lancées sans aboutir à cause du lourd passif de la société. Celle-ci s’est retrouvée structurellement déficitaire avec des pertes cumulées de près de 467 millions de DH. Dès son démarrage, elle avait souffert d’un déséquilibre financier dû notamment à une sous-capitalisation causée par la séparation avec Icoz, l’insuffisance du fonds de roulement de départ et la crise du secteur textile à partir de 1993. Pour lui, le redressement judiciaire a permis de remettre les compteurs à zéro pour redémarrer un projet industriel et redynamiser les activités dans l’amont du textile. Il fallait donc assainir la situation. Les négociations avec les principaux créanciers ont finalement abouti, chacun ayant joué le jeu en optant pour la continuation de Setafil. La BNDE a accepté de ramener sa créance de 220 millions de DH à 25 millions. L’Etat a décidé de prendre en charge le reliquat des impôts à hauteur de 30 millions de DH. La SFI, filiale de la Banque mondiale, a accepté de réduire sa créance de 104 millions de DH à 6,5 millions et Wafabank de 7 millions de DH à 3 millions. Rappelons que Setafil a été créée en 1987 pour accompagner le développement du marché du textile, particulièrement de la filature. Le tour de table comprenait notamment le défunt Office de développement industriel (ODI), Icoz, la Somed et la SFI. Elle s’est vite retrouvée en proie à une crise financière, provoquée par l’absence de fonds de roulement. Le manque de visibilité suite aux différentes tentatives de privatisation et le manque de décision pour sa restructuration ont plombé sa gestion.


Le précédent de Cotifex

Filiale du groupe italien Olcese Spa, spécialisée dans les fils fantaisie, Caulliez Maroc s’est installée dans le pays en 1997 à la faveur de la reprise de Cofitex, acquise sur la base d’une valorisation des actifs sociaux de 85 millions de DH. Aujourd’hui, l’entreprise est devenue leader de la filature cotonnière grâce au plan de développement adopté ayant nécessité un investissement de l’ordre de 99 millions de DH sur le site de Fès. M. C.

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