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    Sécurité des autocars et des camions : Tachygraphes : L'arrêté toujours coincé

    Par L'Economiste | Edition N°:231 Le 23/05/1996 | Partager

    La généralisation du mouchard prend du retard. Prévue initialement pour le premier janvier 1996, la mesure bute sur des problèmes techniques et réglementaires. Les fournisseurs, eux, n'attendent pas. Ils comptent développer leurs réseaux d'installateurs.

    L'installation des tachygraphes sur les véhicules de plus de 5 tonnes pour le transport de marchandises et de plus de 15 places pour le transport de personnes n'est toujours pas généralisée. Les transporteurs devaient pourtant se plier à cette mesure depuis janvier 1996. La décision, annoncée par le Ministre des Transports, avait pour objectif de réduire le nombre d'accidents de la route. L'arrêté relatif à cette disposition a été publié au BO. Les modalités de son application se font attendre. Elles sont actuellement à l'étude au Ministère du Commerce, de l'Industrie et de l'artisanat (MCIA). L'implication du MCIA peut surprendre
    En fait, l'appareil, destiné à enregistrer les temps de marche et de pause du véhicule, relève de la métrologie. C'est donc au service de la métrologie légale du MCIA que les tachygraphes vendus seront contrôlés. Ce service a déjà acquis auprès d'un fournisseur local le matériel de contrôle et d'étalonnage nécessaire: variateurs de vitesse, testeurs et liseurs de disques diagramme.

    Vérifications

    De plus, deux points demeurent en suspens. Tout d'abord la nature de contrôle que doivent subir les appareils. En effet, le plombage du tachygraphe est déterminant: l'appareil, censé surveiller les pauses du chauffeur et prévenir les risques d'excès de vitesse, peut faire l'objet de manipulations destinées à donner de fausses valeurs. Ce risque justifie le nombre de contrôles que doit subir en principe l'appareil: l'homologation (qui s'effectue dans la cadre de la procédure d'agrément à laquelle doit se soumettre l'installateur), la vérification primitive qui est un contrôle de conformité, la vérification après installation et la vérification périodique.
    Ensuite la question qui se pose est de savoir qui va effectuer ces contrôles.
    Le MCIA pourrait réclamer la plus grande partie de ces opérations au regard des achats de matériel qu'il a effectués. En revanche, pour la vérification après installation et la vérification périodique, il n'est pas exclu que le contrôle soit assuré par des installateurs agréés (l'installateur peut être le fabricant, l'importateur, le réparateur ou le centre de vérification périodique du chronotachygraphe).

    Quelques années de Rodage

    Pour les fournisseurs, la généralisation du mouchard ne pourra être effective avant deux ou trois ans. D'après eux, le problème ne se situe pas au niveau de l'offre mais à celui des phases dites techniques. "Il est impossible d'équiper 50.000 véhicules en une seule année. L'opération nécessitera quelques années de rodage".
    Ces fournisseurs s'y préparent. La société Sécurité Accessoire, par exemple, qui représente depuis 1967 la marque de tachygraphes allemands Kienzel, a décidé de développer un réseau d'installateurs à travers tout le Maroc. Son concurrent direct, la société SCRM, qui commercialise la marque écossaise Veeder-Root, entend en faire de même. Informée des nouvelles opportunités qui vont être offertes par le marché marocain, la maison mère, TVI Europe Limited, a décidé de détacher au Maroc son directeur à l'exportation.
    D'autres investisseurs avaient montré leur intérêt pour ce marché dès l'annonce de la mesure. Cette dernière avait suscité des craintes chez les fournisseurs déjà installés. Ces inquiétudes semblent avoir disparu. "Les choses se sont apaisées. Les gens se sont rendu compte que le produit était très technique et que la partie suivie était la plus importante", précise un fournisseur.

    Mohamed BENABID

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