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    Economie

    Schizophrénie: Quel impact social?

    Par L'Economiste | Edition N°:2703 Le 30/01/2008 | Partager

    . La famille est perdue et frôle la déprime. L’isolation des malades passée au crible par AmaliAu-delà de la maladie, les schizophrènes au Maroc doivent aussi supporter le manque de médicaments et de lits. Amali (Association marocaine d’appui, de lien et d’initiation des familles de personnes souffrant de troubles psychiques) en fait d’ailleurs soncheval de bataille. Question de briser le tabou qui entoure la maladie mentale afin que les familles de personnes souffrant de troubles psychiques osent en parler sans gêne. Intégrer socialement les personnes en souffrance psychique, c’est dans ce cadre que Amali milite. Pour sensibiliser les personnes sur cette maladie, l’association organise chaque fin de mois une conférence. La dernière a été organisée samedi 26 janvier à Casablanca sous le thème «Impact social de la schizophrénie». Mariage, grossesse, relation frères/sœurs, isolement des familles et des malades… ont été passés au crible par le D.Y. Mohi, directeur de l’hôpital psychiatrique de Berrechid. Ce dernier compare les schizophrènes «à un puzzle dispersé et il s’agit bien d’angoisse de morcellement». Dans son parcours, Mohi a dû entendre plusieurs causes de la maladie comme l’allaitement, le mauvais œil… Aujourd’hui, le spécialiste parle d’une interaction positive et du rôle de la famille qui remplace les structures, les médecins et les hôpitaux. La famille devient ainsi un «projet de santé» puisque le suivi du malade se fait gratuitement. Dans son intervention, le spécialiste a donné aussi une idée sur le rôle capital de la famille dans la prise en charge. La famille n’annonce pas la maladie par crainte, honte, culpabilité, amertume et abattement. Elle subit des pertes financières et la dépression touche l’entourage. Les parents subissent des comportements comme l’insomnie et l’irritabilité. Bref, la famille oublie de s’occuper d’elle-même. Alors comment atténuer la souffrance de la famille? Mohi recommande à ce que le diagnostic se fasse aussi précoce que possible et il faut reconnaître la maladie comme un fait accompli. Il est primordial à ce que le malade et la famille reçoivent une information objective et un traitement médicamenteux continu. «Plusieurs raisons et circonstances sont derrière la folie», souligne le directeur de l’hôpital psychiatrique de Berrechid. Le malade doit se soumettre à un suivi régulier et a le droit à l’explication du diagnostic et des symptômes. «Si le malade comprend sa maladie, cela va l’aider», note Mohi. Ce dernier a rappelé aussi dans son intervention le rôle des associations notamment dans la lutte contre la discrimination.


    Un centre d’aide au travail en projet

    Amali a tenu samedi dernier son assemblée générale ordinaire. L’association a pour perspectives de créer une cellule d’écoute pour orienter les familles en détresse ainsi qu’un Centre d’aide au travail pour servir de passerelles aux malades stabilisés. Le projet est en cours d’étude et l’association lance un appel pour l’acquisition d’un terrain. Comme programme, l’association projette d’organiser d’autres conférences sur les drogues, tabac et maladies mentales (23 février), une fête pour les mamans qui ont un proche en souffrance psychique (8 mars), outre une course populaire à l’occasion des 5es journées francophones de la schizophrénie (30 mars). Fatim-Zahra TOHRY

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