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Safran : Comment la Coopérative Souktana fait la promotion de son produit

Par L'Economiste | Edition N°:231 Le 23/05/1996 | Partager

"Nous avons de l'électricité et même une route goudronnée". Fier de sa région de Taliouine, M. Ahmed Dounrar, 80 ans et encore dans toute sa vivacité, est président de la Coopérative Souktana du Safran, créée en 1979(1) . "J'ai été réélu pour la seconde fois par les membres de la coopérative", précise-t-il. Le safran, épice la plus rare et la plus chère au monde, est disponible essentiellement dans cette région, au sud des montagnes du Haut-Atlas, où il pousse dans un microclimat unique. Le produit est vendu entier, séché ou en filaments. La coopérative regroupe 354 petits producteurs qui produisent entre 1 et 3 tonnes par an sur une moyenne de 200 ha. En 1995, année de vive sécheresse, la production a atteint 1,5 tonne. La technique de production demeure traditionnelle. La récolte a lieu de la mi-octobre à la mi-novembre. "La cueillette doit s'effectuer à l'aube, avant le lever du soleil où chaque matin la fleur de safran fait éclore dans son coeur trois filaments", explique M. Dounrar. Le safran est une épice fort spéciale. Chaque opération, plantation des bulbes, cueillette des fleurs, collecte des stigmates, séchage et même emballage, est exécutée manuellement et requiert beaucoup de main-d'oeuvre. En effet, souligne M. Dounrar, "la cueillette d'un kilo de safran nécessite 20 personnes". Il faut de plus 115.000 stigmates pour faire un kilo de safran.
La coopérative, précise-t-il, est dotée de matériel de pesage électronique et d'emballages hermétiques.
La consommation marocaine de safran est fort limitée à cause de son prix élevé. Aussi le safran n'est-il utilisé que pour les grandes fêtes et durant le mois de Ramadan. Les prix sont à leur niveau le plus bas à la fin de la culture (mi-novembre) avec une moyenne de 4.000 DH/kg et pouvant même atteindre 8.000 DH/kg en fin d'année, le pic étant le mois de juin essentiellement pour le marché local(2). La production est exportée officiellement en majeure partie vers la France, l'Italie et les pays du Golfe. Pour les experts, il serait possible de vendre le safran marocain un peu partout dans le monde si quelques efforts de marketing sont faits pour sa promotion et si le produit est présenté dans des emballages attrayants.

Meriem OUDGHIRI


(1) M. Dounrar est venu présenter le produit de sa coopérative lors du Colloque sur le partenariat dans l'agro-industrie, organisé par la CCI les 28 et 29 mars 1996.
(2) Etude "Des épices, plantes aromatiques et médicinales et les huiles essentielles" de l'AMI.
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