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Economie

Risques-catastrophe: Une assurance à l'étude

Par L'Economiste | Edition N°:1744 Le 09/04/2004 | Partager

. La SCR veut mettre en place un code spécifique…. …Et rendre la couverture obligatoire Le monde de l'assurance et surtout celui de la réassurance est aujourd'hui en proie à des bouleversements notoires. Pour cause, le risque terroriste ainsi que celui des catastrophes naturelles qui ont frappé le Royaume ces derniers mois appellent à une profonde mutation du système de couverture. C'est du moins ce qui ressort du séminaire sur l'assurance et réassurance des risques-catastrophe pour un développement durable des pays africains. Cette rencontre a été organisée du 4 au 7 avril à Casablanca par la Société centrale de réassurance (SCR) en collaboration avec l'Organisation africaine d'assurances (OAA) et la Cnuced. Même si l'objet principal de ces journées d'études tourne autour de la couverture des risques découlant des catastrophes naturelles, celle qui touche au risque terroriste n'en était pas moins présente dans l'esprit des participants. Ainsi, l'assurance et la réassurance des risques terroristes relève du domaine de l'Etat. «Le risque terroriste est difficilement prévisible et quantifiable. C'est pour cette raison qu'il est pratiquement impossible pour les assureurs privés de le couvrir. Aussi, ce sont les gouvernements qui doivent le prendre en charge», explique Ahmed Zinoun, administrateur délégué de la SCR. Dans cette optique, il a été recommandé lors de ce séminaire, «que des actions soient mises en oeuvre en commun en vue de promulguer un code relatif à ces risques». Ensuite il conviendrait de constituer un mécanisme d'indemnisation des risques-catastrophe, sans omettre l'affectation de ressources pour un fonds d'indemnisation des victimes non assurées.Par ailleurs, les participants ont unanimement regretté l'absence d'un système d'information sur les risques-catastrophe, dans la majorité des pays africains. «Un système qui permettrait de quantifier l'évaluation des risques et des besoins, la simulation des scénarios futurs ainsi que des actions efficaces en matière d'alerte et de secourisme», explique un intervenant. De plus, et considérant que les risques-catastrophe étant très diversifiés, tous les intervenants demandent «de rendre l'assurance obligatoire. Le tout avec une simplification des mécanismes au niveau de la collecte de la prime». Il convient de rappeler que la majorité des populations africaines ne bénéficient guère d'une garantie contre les principaux risques-catastrophe à savoir, la sécheresse, les invasions acridiennes, les inondations, ou encore les séismes. Ainsi, la fréquence des inondations et les crues dévastatrices qui frappent régulièrement les régions de Mohammédia, Settat, Berrechid, et Ourika, ainsi que le séisme d'El Hoceïma et l'attentat du 16 mai à Casablanca ont remis sur le tapis la nécessité de disposer de mécanismes de couverture des risques-catastrophe. «Eu égard à tous ces derniers événements, les assureurs devaient s'attendre à une déferlante de demandes dans ce sens», note un intervenant. Selon lui, les garanties à mettre en place devraient être bien étudiées afin de ne pas compromettre les mécanismes financiers, «l'exemple du 11 septembre pour lequel les réassureurs ont dû supporter 75% des pertes est édifiant à plus d'un titre», ajoute ce professionnel. Naoufal BELGHAZI

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