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Economie

Audiovisuel
Sortie sans panache du Conseil supérieur

Par L'Economiste | Edition N°:1744 Le 09/04/2004 | Partager

. Le CSCA s'est prononcé sur le différend qui oppose Méditel à Maroc Telecom. Le ton reste cependant très frileux et le verdict manque de précisionLe Conseil supérieur de la communication audiovisuelle (CSCA) s'est enfin jeté à l'eau. Sa première sortie publique a porté sur la polémique entre Méditel et Maroc Telecom. A l'ordre du jour: les accusations de plagiat de spots publicitaires. Le conseil, présidé par Ahmed Ghazali, s'est donc emparé d'un sujet d'actualité qui entre dans ses attributions. Au bout du compte et après quatre réunions, le conseil est parvenu à formuler trois conclusions qu'il a consignées dans un communiqué publié hier. La première prend acte du vide juridique qui affecte la pratique de la publicité dans le pays. Ce constat incite à oeuvrer dans le sens de la clarification juridique et organisationnelle des droits et des obligations de tous les acteurs du secteur, est-il indiqué. Comprenez que le conseil a soulevé publiquement l'existence de ce vide et promet de contribuer à le combler: c'est le sens de la deuxième conclusion. Partant de ce constat, le conseil rappelle que “ce vide n'exonère pas de l'obligation de respecter les règles déontologiques communément admises en matière de publicité comparative”. Ainsi, les opérateurs de la communication audiovisuelle doivent “se conformer aux principes de sincérité, d'honnêteté, de concurrence loyale et s'appuyer sur des données vérifiables, sélectionnées de façon honorable et éviter d'induire les consommateurs en erreur”. Reste que ce dernier passage manque de précision: on ne sait pas si les opérateurs de la communication audiovisuelle visés par cette dernière conclusion sont les télévisions qui ont diffusé les spots, les agences de publicité qui les ont confectionnés ou les donneurs d'ordre que sont Méditel et Maroc Telecom. En tout cas, “le Conseil invite les opérateurs à faire preuve de vigilance et de lucidité dans la préparation, la production et la diffusion de spots, notamment ceux qui relèvent de la publicité comparative”, note le communiqué. Visiblement, cette première sortie publique du conseil, après la nomination de ses membres par le Souverain en novembre dernier, est marquée par une prudence qui laisse songeur. Le délai d'abord. Une réaction plus vigoureuse aurait pu faire jurisprudence. Ensuite, cette frilosité dans le ton du communiqué tranche avec l'indépendance et l'impartialité dont s'était enorgueilli le CSCA à sa création. Pourtant, les instances similaires dans le monde pratiquent ces valeurs fondatrices. Par ailleurs, des observateurs ne comprennent pas pourquoi le conseil n'a pas pris position dans cette polémique. Cela aurait même pu servir d'exemple pour éclairer sur l'autorité et le poids du conseil à l'avenir.


Rappel des faits

Les hostilités entre les deux opérateurs télécoms ont démarré par la publication par Méditel d'un long communiqué dans la presse écrite sous forme d'encart payant. L'initiative visait à attirer l'attention sur la concurrence jugée déloyale de Maroc Telecom. Pour ce dernier, c'est au contraire la filiale de Telefonica qui bénéficie d'une protection réglementaire. L'ANRT et la justice ont été saisies. Mohamed CHAOUI

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