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Economie

Carburant: Hausse des prix?

Par L'Economiste | Edition N°:1744 Le 09/04/2004 | Partager

. Le cours du baril a atteint 36 dollars lors de la seconde quinzaine du mois de mars . Soit le niveau le plus élevé depuis la première guerre du Golfe. Les prix à la pompe sont pour l'instant inchangésLa dernière remontée des cours du pétrole à l'international risque d'avoir des incidences sur les prix pratiqués à la pompe au Maroc. Aujourd'hui, le prix du baril de brent (pétrole de la mer du Nord) remonte à 32 dollars tandis qu'il y a quinze jours celui-ci avait atteint 36 dollars, un des seuils les plus élevés depuis la première guerre du Golfe. Alors que le prix normal varie autour de 27 dollars. A l'origine, la situation chaotique qui règne en Irak et qui pénalise lourdement les marchés pétroliers internationaux. Passagère ou permanente, cette dernière flambée donne des sueurs froides aux pétroliers. Les analystes s'accordent à dire que si cette hausse des cours, qui est très sensible, persiste ou s'accentue, il y aura systématiquement des incidences sur la production mondiale. Qu'en est-il du Maroc? «Normalement, depuis le 1er avril et sur la base de 32 dollars le baril, il fallait augmenter d'au moins de 20 centimes le prix du gasoil», souligne un professionnel qui requiert l'anonymat. Toutefois, cette décision très sensible, compte tenu de son impact social, demeure du ressort du gouvernement. Lequel, à l'heure où nous mettions sous presse, n'avait pas encore pris de décision à ce sujet. Il est à rappeler que le système de fixation des prix relève exclusivement du ministère de l'Energie. Pour l'instant, les prix à la pompe n'ont pas été touchés. Ils restent de 9,05 DH pour l'essence super et 5,75 DH pour le gasoil. Même s'il y avait eu augmentation, c'est la Caisse de compensation qui prenait en charge le différentiel. Ce qui explique que les prix à la pompe soient restés intacts depuis environ un an et demi. Mais avec la situation actuelle du marché international et la hausse du dollar qui a atteint les 9 DH, de nombreux experts redoutent que le surplus soit répercuté sur le client final. Car à défaut de compensation, toute hausse enregistrée à l'international pèse systématiquement sur le marché national. Autre son de cloche du côté de la Fédération nationale de l'énergie. Pour Moulay Abdellah El Alaoui, son président, la demande mondiale de l'énergie ira crescendo. «La demande mondiale va doubler dans les 20 ans à venir», fait-il observer. Deux raisons sont principalement évoquées. D'abord, une explosion des besoins des pays de l'Est et autres Etats émergents ainsi que la Chine. Ensuite, l'épuisement des principaux gisements pétroliers dans la mer du Nord, le Canada ou encore le Mexique. Du coup, ajoute El Alaoui, cela rendra les pays encore plus dépendants du pétrole de régions instables, telles que le Moyen-Orient ou le Caucase. Selon des scenarii d'experts, si rien n'est entrepris, la conjugaison des deux facteurs précités engendrerait de nouveaux chocs pétroliers. Sans être alarmiste et compte tenu du caractère fluctuant du secteur, le président de la Fédération de l'énergie reste optimiste. Il part d'un constat simpliste, «si on augmente les prix, on approfondit systématiquement les écarts». Résultat, il faut faire preuve d'imagination, prône-t-on auprès de la Fédération. A titre d'exemple, puiser le différentiel sur la base des taxes prélevées sur les carburants, au lieu de répercuter la hausse sur le consommateur final. Pour rappel, l'Etat prélève 58% de taxes sur l'essence super et 50% sur le gasoil.


100 dollars le baril dans 15 ans…

Sur le plan international, les experts prévoient une flambée des cours dans les années à venir. Si rien n'est entrepris dans l'immédiat, dans 7 ans, il est probable que le baril atteigne les 52 dollars. Et dans 15 ans, 100 dollars. Dans les pays riches, 1 milliard d'habitants consomment l'équivalent de 4,5 tonnes par personne et par an. Quant aux pays pauvres, ils comptent 5 milliards d'habitants et consomment quelque 750 kg/habitant par an. Le Maroc se situe dans le dernier peloton et consomme moins de 400 kg par tête d'habitant et par an. Amin RBOUB

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