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    Risque des transactions boursières : La Bourse s'ouvre à un système de traitement normalisé

    Par L'Economiste | Edition N°:232 Le 30/05/1996 | Partager


    L'ouverture de la Bourse à de nouvelles couches d'investisseurs engendrera une aggravation des risques. Pour optimiser la gestion du risque boursier, les experts préconisent la normalisation des opérations et la rigueur dans la gestion des transactions.

    La rigueur dans la gestion des transactions et l'application des normes internationales constituent pour les intervenants en bourse les deux conditions nécessaires à la gestion optimale du risque boursier. Le but est bien de donner confiance aux investisseurs nationaux et étrangers.
    Il est à préciser que toute place financière se trouve dans un contexte de risque opérationnel lié à la qualité des normes, des procédures et des systèmes mis en place. Il est également amplifié par le gonflement du volume des transactions et par la multiplication des intervenants sur le marché.
    En effet, l'augmentation rapide de la volumétrie des transactions observée sur la Bourse de Casablanca constitue un risque, car les moyens de traitement ont peu évolué depuis l'émergence de la BVC.
    De même, la lenteur des émissions de titres et celle de la gestion du traitement des ordres de bourse accentuent ces risques.
    Les sociétés émettrices pour leur part tardent à émettre les titres et multiplient les bons à livrer, ce qui génère des problèmes de suspense difficiles à résoudre. Une sécurité insuffisante et des retards dans le traitement des opérations en bourse constituent les deux principaux points faibles de la place de Casablanca.
    Pour sécuriser le marché boursier, les spécialistes suggèrent deux mesures immédiates.
    D'une part, les autorités de marché doivent procéder à la normalisation des échanges afin de réduire les dysfonctionnements des échanges et s'aligner sur les standards internationaux.
    La normalisation doit concerner les flux liant les sociétés de bourse, les banques, la société gestionnaire et le CDVM.
    D'autre part, les intermédiaires doivent s'organiser dans l'exécution des ordres. Pour cela, le système de la place doit se focaliser sur la rapidité, la fiabilité et la sécurité des traitements ainsi que sur la capacité à supporter la croissance du volume des transactions traitées.
    Les intervenants reconnaissent la nécessité de ces réaménagements tout en soulignant qu'à ce jour aucun dysfonctionnement majeur n'a été relevé. Mais, selon le rapport de la SBF/Sicovam, la poursuite du programme de privatisation va faciliter l'accès au marché financier à de nouvelles couches d'investisseurs. Les experts préconisent donc une préparation au traitement de volumes plus importants de transactions et à leur diversification.

    Des règlements/livraisons synchronisés


    Les progiciels utilisés sur les places financières internationales sont destinés aussi bien aux sociétés de bourse pour leur intervention directe sur les marchés qu'aux établissements financiers liés aux sociétés de bourse et aux OPCVM (Organismes de Placement Collectif des Valeurs Mobilières). Ces progiciels permettent d'enregistrer et de diffuser les opérations entre les sociétés de bourse et le marché boursier. De plus, ils facilitent la gestion administrative et comptable des transactions ainsi que le traitement des opérations collectives des gestionnaires de fonds (Sicav et Fonds Communs de Placement).
    Ainsi, la modernisation de la Bourse des Valeurs de Casablanca va inciter les opérateurs à adopter un système de traitement des opérations sur les valeurs mobilières conforme aux standards internationaux. L'accord conclu au mois de mai entre le Ministère des Finances et la SBF/Sicovam en collaboration avec le Trésor et la SBVC en constitue la première étape.
    Il prévoit la mise en place d'un système de cotation électronique et d'un Dépositaire Central qui contribueront tous deux à améliorer le fonctionnement de la Bourse.
    L'outil informatique, y compris le logiciel de cotation conçu par la Sicovam, est évalué entre 15 et 20 millions de DH.
    Ce système électronique de cotation sera opérationnel 18 mois après le début des travaux et marquera la fin de la vente à la criée.
    De ce fait, il va introduire davantage de transparence dans le marché tout en stimulant sa liquidité. L'objectif recherché est d'orienter le volume traité sur le marché des cessions directes vers le marché officiel pour introduire plus de transparence.
    Quant à la mise en place du Dépositaire Central, elle contribuera à sécuriser davantage le marché en garantissant un règlement/livraison simultané. Le Dépositaire Central sera opérationnel début 1997 et investi de deux missions essentielles. Il optimisera les tâches de conservation des valeurs mobilières en instituant le régime d'inscription en compte des valeurs mobilières auprès des banques et sociétés de bourse. Il mettra ensuite en place un dispositif de synchronisation des livraisons et règlements de titres. La dématérialisation des titres constituera l'étape ultérieure.

    Mouna KABLY

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