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ReportageBienvenus pour une partie de bridge

Par L'Economiste | Edition N°:959 Le 16/02/2001 | Partager

. La société mondaine casablancaise s'était réunie en conclave le week-end dernier au CAFC pour disputer le Championnat national mixte de bridge. Parmi les passionnés de ce sport d'esprit, des politiques, des hommes d'affaires et des militaires. Le bridge séduit aussi les femmesC'est au Club Alpin Français de Casablanca (CAFC) que la société mondaine de la métropole s'était donné rendez-vous le week-end dernier pour jouer... au bridge. Eh oui, à chacun son loisir. Des PDG, des ex-ministres, des élus, des militaires.... un microcosme bien fermé que l'on pensait à trouver du temps libre. Vous diriez que c'est à ça que servent les séminaires et cycles de formation sur “la gestion du temps” que leur paient leurs organisations. Le rendez-vous n'était toutefois pas anodin. Il s'agissait du Championnat national mixte où chaque duo mixte est confronté à un autre. La valse pour sélectionner son coéquipier avait démarré bien avant la date de la partie...Au total, une centaine de personnes s'étaient réunies au bungalow du CAFC abritant le concours. Tous connus du milieu des affaires et monde politique. Pour les membres du club, il s'agit bel et bien d'une compétition. “C'est un sport d'esprit où il faut avoir une grande capacité de synthèse, une faculté de concentration et un esprit d'équipe”, explique George Ghibert, arbitre national. D'ailleurs, ajoute-t-il, “le bridge a été dernièrement reconnu par le Comité Olympique et sera programmé lors des prochains jeux d'hiver”.Au Maroc, cette “discipline” est chapeautée par la Fédération Royale Marocaine de Bridge (FRMB), laquelle compte une quinzaine de clubs. Au total, près de deux mille personnes pratiquent ce sport dont 300 bridgeurs de compétition, souligne Hadj Mustapha Gaouar (il s'agit bien de l'homme qui a prêté son nom aux Cafés Gaouar(1)). Parmi les passionnés de ce sport d'esprit, un des participants cite des noms comme MM. Ahmed Osman, ancien ministre et actuel président du Rassemblement National des Indépendants (RNI), Abdelkamel Reghay, ancien ministre des Finances, des militaires comme le général Driss Ben Omar, général Lamrani. Du milieu des affaires, on évoque MM. Laraki, ex-PDG de la Banque Populaire et Laghrari. Dans les rangs des hauts commis de l'Etat, on retrouve, entre autres, M. Hamid Abbassi, ex-directeur à la Douane, député et vice-président de la Fédération Royale de Golf. Feu Driss Slaoui était aussi bridgeur.. Un grand absentEn général, il y a quatre types de compétition pour ce jeu à 52 cartes: le championnat mixte, la coupe du Maroc, le championnat par paire et le championnat national par paire de quatre. Celui-ci est considéré comme la compétition majeure. Sa dernière édition, tenue le 4 février, a été remportée par l'équipe composée de MM. Mustapha Gaouar, Abderrahmane Mah, George Ghibert et Magdi Sourour. Le week-end dernier, le grand absent était M. Ahmed Osman, qui selon quelques membres du club, “s'est décommandé pour la compétition”. M. Laraki était quant à lui présent. En tenue décontractée, il avait tombé la veste avant de s'asseoir. Il maniait avec une grande habilité ses cartes. Assis devant une femme blonde, il a bu d'un seul trait le café offert en dégustation à l'entrée. L'arbitre annonça le commencement de la partie. Un grand silence enveloppa alors la salle. C'était parti pour trois bonnes heures de jeu au minimum.


Bien compliqué, le jeu!

Pour comprendre ce jeu qui se déroule en deux parties, il faut plusieurs séances d'initiation. Dans son édition du 21 décembre 2000, notre confrère français, L'Express, avait tenté d'en fournir une explication succincte: “La faculté de se concentrer, la rage de vaincre, l'esprit d'équipe, la capacité de synthèse, telles sont les qualités pour ce jeu qui se passe en deux temps. D'abord, les équipes enchérissent, c'est-à-dire énoncent la composition de leurs cartes en se fondant sur de subtiles conventions. Au terme de ce dialogue, l'une des deux paires s'engage à remplir un contrat soit un certain nombre de plis- à l'atout ou sans atout. Contrat que le “mieux disant” va ensuite s'efforcer seul tandis que son partenaire fait le “mort”-de mener à bien: c'est le jeu de la carte”.Avez-vous compris quelque chose? Non. Je vous avais prévenus, c'est un jeu pour microcosme très fermé.A. M.Aniss MAGHRI(1) Actuellement, la société de M. Gaouar, Gamucaf, commercialise des cafés sous le nom de Cléopâtre.

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