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    Renault: Plus de 50% du capital chez le privé

    Par L'Economiste | Edition N°:231 Le 23/05/1996 | Partager


    La part du secteur privé dans le capital de Renault franchira la barre des 50% après la décision de l'Etat de céder 6% du capital du constructeur. Majoritaire depuis près de 50 ans (après la nationalisation), l'Etat n'aura plus que 46% des parts de Renault au lieu de 52%. Cette décision est intervenue suite aux difficultés rencontrées par le groupe durant l'année 1995. Les cours ont chuté de 165 FF à 149 FF l'action (1FF=1,71DH). Cette opération de privatisation permettra d'une part à l'Etat de bénéficier de 2 milliards de Francs de recettes et d'autre part au groupe Renault de disposer de plus d'autonomie et de manoeuvre quant à la prise des décisions. L'Etat n'exclut pas la possibilité de céder la totalité de ses parts au secteur privé, ce qui lui rapporterait une recette de l'ordre de 17 milliards de Francs. Afin de rassurer les partenaires sociaux, le PDG de Renault n'a pas hésité à rappeler que la stratégie de la firme en matière d'emploi sera maintenue. Les droits du personnel seront préservés, réplique-t-il à l'hostilité des syndicats inquiets de l'opération.
    Par ailleurs, la privatisation s'effectuera via un appel d'offres et une cession de gré à gré. Elle donnera plus d'importance aux actionnaires stables. En effet, ce groupe détiendra plus de 11% du capital de Renault. Les actionnaires sont actuellement composés d'Elf Aquitaine, Lagardère Groupe, BNP et Rhône-Poulenc. De nouveaux partenaires vont faire partie de ce groupe y compris éventuellement des étrangers. Pour sa part, le groupe Volvo, qui détient 11,4% des parts, ne compte pas augmenter sa participation.
    La décision de privatisation va entraîner également un changement au niveau de la composition du conseil d'administration et de ses pouvoirs. Comme il est prévu dans les nouveaux statuts, le conseil sera composé de 15 membres dont 4 représentants de l'Etat. Et le nouveau président sera nommé par le Conseil d'administration.

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