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Economie

Réforme hospitalière
Les CHU prendront-ils le relais?

Par L'Economiste | Edition N°:2064 Le 14/07/2005 | Partager

. Impact positif sur 5 hôpitaux régionaux. Mener de front réforme de la gestion et rénovation des locaux. 1,4 milliard de DH débloqués par la BEILa réforme hospitalière boucle ses quatre ans. Elle a bénéficié à 5 hôpitaux régionaux grâce au concours financier de la Banque mondiale de 572 millions de DH. Aujourd’hui, ces établissements finalisent leurs chantiers respectifs qui portent sur la rénovation des bâtiments, la modernisation des équipements et la mise à niveau du personnel. Ce programme a également permis l’émergence d’équipes de planificateurs au sein des établissements qui sont en mesure d’analyser les données et anticiper les besoins futurs.Forts de ces acquis «techniques», les initiateurs de la réforme veulent à présent passer à la vitesse supérieure pour pérenniser les acquis et étendre le champ d’action à d’autres hôpitaux du pays, notamment les Centres hospitaliers universitaires (CHU). «Cette cible est demandeuse, mais elle est confrontée au problème de mobilisation des ressources. Or il n’est pas possible de mettre en branle la modernisation de la gestion sans rénover les installations et renouveler les équipements. Il est difficile, dans ces conditions, de mobiliser et de motiver les troupes», prévient Abdelali Belghiti Alaoui, directeur de la direction des hôpitaux et des soins ambulatoires au ministère de la Santé.Pour entretenir la dynamique de réforme, la Banque européenne d’investissement (BEI) s’est engagée à accorder un prêt de 1,4 milliard de DH et l’étude de faisabilité est actuellement en cours. Mais ce ne sera pas suffisant. Pour pérenniser le processus, il faudra également mettre en place un arsenal juridique. «Il faut que l’élaboration d’un projet d’établissement devienne une obligation. Pour l’instant, ce n’est pas le cas».Les initiateurs du projet réclament donc un engagement politique clair et une adhésion de l’ensemble des intervenants. Pour susciter cet élan et démontrer les bienfaits de la réforme aux différents partenaires, le ministère de la Santé a organisé, fin juin, des journées portes ouvertes. Près de 370 participants ont répondu à l’appel. En marge des conférences, les 5 hôpitaux régionaux ont exposé dans des stands une partie des équipements en tant qu’apports concrets de la réforme. Des sociétés de commercialisation de matériels hospitaliers étaient également de la partie.L’un des acquis majeurs a trait à la planification. Les établissements concernés sont tous dotés d’un outil, «projet d’établissement hospitalier» (PEH). Celui-ci définit les ressources nécessaires en termes d’équipements, de personnel et de budget pour couvrir les besoins sur une période de 5 à 10 ans. Le PEH s’appuie sur une approche participative et comporte plusieurs projets (médical, soins infirmiers, management, plan d’équipements et de maintenance et plan directeur immobilier). «Le projet médical est l’élément fondamental du PEH car il définit l’offre de soins selon les spécificités de la population desservie». C’est autour de ce projet central que sont construits les axes des 4 autres plans.Par ailleurs, les responsabilités sont clairement établies au sein des 5 établissements à travers un organigramme. Le comité d’établissement prend en charge la planification et l’évaluation des actions programmées.Au niveau de la gestion, la réforme a permis d’introduire de nouveaux instruments pour aider à la prise de décision. Il s’agit du système d’information et de gestion hospitalière (SIG-HO) visant la maîtrise des coûts et le déploiement des ressources humaines en fonction des besoins.


Les retombées sur le malade

Elles resteront limitées tant que les Centres hospitaliers universitaires (CHU) n’auront pas rejoint les 5 hôpitaux régionaux dans la dynamique de la réforme. Et pour cause, ce sont les CHU qui drainent le plus de monde. Mais, pour autant, les malades qui ont la chance de résider à Settat, Agadir, Meknès, Béni Mellal et Safi se sont déjà rendus compte des bienfaits de la réforme engagée: locaux rénovés, plateaux techniques entièrement équipés... L’accueil n’a pas été oublié. Actuellement, les établissements travaillent sur l’accréditation en vue d’une assurance qualité, portant notamment sur le traitement des dossiers et les délais d’attente. Agadir finalise une expérience-pilote, basée sur l’informatisation du système de traitement.Mouna KABLY

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