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Réforme: Du sens pratique pour les juristes

Par L'Economiste | Edition N°:346 Le 17/09/1998 | Partager

La Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales de Casablanca innove. Après les Diplômes d'Etudes Supérieures Approfondies (DESA) introduits l'année dernière, elle vient de mettre en place des formations pratiques.


La rentrée universitaire s'annonce "pratique" cette année à la Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales de Casablanca. Trois types de DESS (Diplôme des Etudes Supérieures Spécialisées) vont en effet faire leur apparition pour la première fois. "Cette opération entre dans le cadre de la réforme du troisième cycle entamée depuis l'année dernière" indique M. El Bachir Kouhlani, doyen de la Faculté de Droit de Casablanca. Selon lui, l'objectif est de favoriser de façon durable l'interaction entre les formations proposées et le monde du travail en général. Ces DESS correspondent à des filières du droit de transport, du droit européen et des techniques d'assurances.
Destinées spécialement aux licenciés en droit, ces formations s'étendent sur une période de deux années. Un nombre maximum de 25 étudiants sont admis pour chaque filière. Quant aux conditions d'admission, elles sont très serrées. La sélection se fait d'abord sur dossier (deux mentions AB minima sont exigées). Un concours écrit ou oral intervient par la suite.

Conventions


Les DESS proposés visent à former des cadres dans différentes disciplines. "Mais l'objectif principal est de favoriser une intégration de l'étudiant dans son milieu professionnel", indique M. Kouhlani.
Pour permettre justement cette intégration, l'Université a conclu des accords avec certains organismes et associations. Pour le DESS techniques d'assurances, par exemple, une convention a été signée entre l'Université et la Fédération Marocaine des Sociétés d'Assurances et de Réassurances. Elle consiste en la mise en place de périodes de stages et le parrainage de certains travaux de recherches scientifiques.
Des discussions sont actuel-lement en cours pour des accords de coopération, notamment avec la CGEM et le Ministère de Transport et de la Marine Marchande.

La mise en place de ces disciplines intervient dans le cadre des efforts entamés depuis quelques années pour réformer les études supérieures. L'ancien système présentait des inconvénients majeurs, notamment le manque de souplesse et la négligence de l'aspect pratique. Une seule formule existait donc et "aucune personne n'avait le droit de la changer", explique le doyen de la Faculté de Casablanca. Mais avec l'avènement de la réforme, les choses ont évolué. Les enseignants disposent aujourd'hui d'une plus grande liberté, notamment dans l'élabo-ration des programmes d'études. Mais ce qui est encore plus intéressant, c'est l'aspect pratique de la formation. Avec ces nouveaux DESS, des stages sont désormais exigés à la fin de chaque année. Leur durée varie d'une formation à une autre, de un à cinq mois.

Nouveau DESA


"L'importance de l'aspect pratique de ces diplômes ne doit pas nous faire oublier l'utilité de la recherche théorique dans le cadre des études doctorales", estime M. Kouhlani. L'instauration l'année dernière des DESA a été une étape très importante. Il était surtout question de corriger les imperfections qui caractérisaient jusque-là l'ancien système aussi bien au niveau des programmes qu'au niveau de l'organisation. "Le nombre important d'étudiants inscrits dans chaque option était énorme et ne permettait pas un meilleur encadrement".
A partir de l'année prochaine, un nouveau DESA fera son entrée à la Faculté (droit civil). Il s'ajoutera aux anciens, notamment en sciences de gestion, relations économiques internationales, économétrie et finances publiques.
Toutefois, les ambitions des responsables au sein de l'Université ne s'arrêtent pas à ce niveau. Ils parlent, en effet, d'une introduction à partir de l'année prochaine d'un cycle de formation continue en gestion. "Celui-ci sera une occasion pour les cadres salariés de parfaire leurs connaissances dans le domaine de la gestion", indique M. Kouhlani.

Adil BOUKHIMA

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