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Livre scolaire: Pas de changement

Par L'Economiste | Edition N°:346 Le 17/09/1998 | Partager

La rentrée scolaire 1998/99 s'inscrit dans la continuité. Le programme de l'année dernière sera reconduit cette année. Les éditeurs pourront écouler les stocks déjà constitués et compenser par la même occasion la faiblesse des marges.


Le Ministère de l'Education Nationale a maintenu les mêmes programmes scolaires que l'année dernière. Donc il n'y a pas eu de changement au niveau des éditeurs retenus pour assurer l'impression des livres.
Les éditeurs pourront également écouler les stocks existants depuis l'année dernière. C'est un avantage pour eux, car il leur permet de se rattraper sur les faibles marges imposées par l'Administration pour des «raisons sociales».
Normalement, en cas de modification de programme, les éditeurs doivent être informés par le Ministère un an auparavant afin qu'ils puissent prendre leurs précautions. Dans la pratique, ils ne sont avisés qu'en dernière minute, affirment les professionnels. Les stocks constitués entre-temps sont considérés dans ce cas comme une pure perte.

Le cycle de modification du livre a suivi une périodicité de 10 ans. Depuis la première année, le changement du programme intervient niveau par niveau jusqu'au bouclage du cycle.
Côté prix, aucun changement n'a été effectué et ce, «malgré la hausse du coût de la matière première, notamment le papier», indique M. Mohamed Raïs, administrateur de l'imprimerie Najah El Jadida. Cette imprimerie est spécialisée dans l'impression du livre scolaire destiné à l'enseignement fondamental. Najah El Jadida édite près de 8 millions de livres tous les ans dont 95% sont destinés au scolaire.
Les éditeurs gagnent leur vie sur la quantité vendue. Le nombre des nouveaux inscrits augmente, ce qui permet d'assurer une croissance du chiffre d'affaires bien qu'elle soit très timide.
Toutefois, des éditeurs assurent que le nombre de livres imprimés diminue d'une année à l'autre. L'explication réside dans l'existence du marché du livre scolaire d'occasion. Ce sont généralement les nouveaux petits écoliers qui viennent d'intégrer l'école qui s'approvisionnent en livres neufs.

Caution bancaire


L'offre du livre scolaire arrive aujourd'hui à répondre à l'ensemble de la demande. «Finie l'époque où les imprimeurs recouraient aux pays étranger pour compléter leur quota», expliquent les profes-sionnels.
Le marché regorge aujourd'hui d'imprimeurs. Leur capacité de production peut largement répondre à la demande. Toutefois, le potentiel technologique reste faible. Le dispositif utilisé est souvent dépassé et ne répond plus aux nouveaux impératifs du livre scolaire.
«Mais puisque l'Etat s'intéresse surtout aux prix, à peine un minimum de qualité est exigé», constatent les professionnels. En effet, ce sont les moins disant qui sont retenus pour les appels d'offres. L'objectif du Ministère est de maintenir le prix du livre à un niveau abordable par la masse des consommateurs. Ainsi, même avec une technologie très moyenne, l'éditeur peut soumissionner à l'appel d'offres tout en maintenant ses chances pour décrocher le marché.
Dans tous les cas, le soumission-naire est tenu de respecter un cahier de charges élaboré par une Com-mission du Ministère de l'Education Nationale. L'Administration insiste également sur la qualité des moyens techniques et humains dont dispose l'entreprise. L'éditeur retenu doit pour sa par attester d'une caution bancaire de 50.000 DH.

En cas d'irrégularité au niveau des appels d'offres, l'Association Marocaine des Professionnels du Livre (AMPL) intervient auprès des autorités compétentes. C'est le cas d'un marché de 40 millions de DH qui était sur le point d'être conclu avec une seule société en mars 1998.
L'Association avait adressé une lettre au ministre de l'Education Nationale pour lui faire part des irrégularités constatées lors de l'appel d'offre. Selon M. Bichr Bennani, seuls les opérateurs spécialisés dans l'édition doivent être habilités à soumissionner aux marchés publics. Cela est d'autant plus vrai que l'ouverture des appels d'offres (toutes catégories confondues) réduirait encore plus les marges.

Hichiam RAÏQ & Khalid TRIKI

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