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Economie

Recherche agronomique, une priorité pour le Maroc
Entretien avec Jean-François Girard, président de l’Institut de recherche pour le développement

Par L'Economiste | Edition N°:2061 Le 11/07/2005 | Partager

Jean-François Girard est président de l’Institut de recherche pour le développement depuis 2001. En visite au Maroc, il vient d’inaugurer pour inaugurer un bureau de représentation à Rabat en présence de personnalités marocaines et de Philippe Faure, ambassadeur de France. A cette occasion, il analyse l’état de la coopération entre les deux pays en matière de recherche. L’IRD dispose de 2.000 chercheurs, ingénieurs et techniciens pluridisciplinaires et répond à une triple mission: recherche, formation, expertise. Au Maroc, dix-sept programmes de recherches sont déjà lancés correspondants à des. Les priorités du Maroc pays en matière de recherche portent comme sur l’eau et la recherche agronomiquel’agriculture. J.-F. Girard, docteur en médecine, a été professeur d’université praticien hospitalier pendant 18 ans et a présidé le Conseil exécutif de l’OMS dont il fut membre de 1986 à 2001. Il a été directeur général de la Santé pendant douze ans. Il est actuellement conseiller d’Etat en service ordinaire. Il est notamment l’auteur de “Quand la santé devient publique”, Ed. Hachette Littérature (1998).- L’Economiste: Quel est l’état des lieux de la coopération en matière de recherche?- Jean-François Girard: Si l’on s’en tient au passé récent, des travaux ont eu lieu à Marrakech sur l’eau, conduits par des chercheurs de l’IRD et leurs collègues de l’Université de Marrakech; également des recherches sur la préservation des sols avec l’Institut agronomique et vétérinaire. Actuellement, des travaux sont en cours sur les biotechnologies dans le secteur végétal, la lutte contre la désertification et plus récemment ont débuté des travauxou encore dans les sciences humaines, dans le domaine du développement et dusur le développement rural en particulier et sur l’insertion socioprofessionnelle. Cela illustre déjà ce qui caractérise les capacités de l’IRD en matière de recherche. Nous sommes pluridisciplinaires et capables de répondre à un vaste éventail de recherches, depuis l’eau, les écosystèmes, l’alimentation, les questions de santé, les questions sur les aléas environnementaux et récemment les problèmes de tremblement de terre ainsi que les questions de sociétés.- Quel est le plan d’action de la représentation de l’IRD à Rabat et quels moyens y a-t-il derrière?- Quand un pays nous accueille, c’est le pays qui définit le programme. Aux partenaires de décider des priorités, Nnous apportons les capacités en fonction de nos compétences. et aux partNous avons des chercheurs que nous pouvons implanter au Maroc pour travailler avec les institutions marocaines et en leur sein même, quelle que soit la durée de la recherche.- Quels sont les moyens de l’IRD? - L’IRD, c’est 200 millions d’euros en budget annuel, pour un peu plus de 2.000 personnes, y compris les rémunérations des chercheurs. - Comment comptez-vous définir le nombre d’intervenants au Maroc?- Bien sûr, ce nombre dépend de l’évolution de nos capacités globales, mais il dépend surtout des partenariats établis avec nos interlocuteurs politiques et scientifiques comme les universités, les établissements de recherche ou, par exemple,les pôles de compétence. Il y en a trois avec lesquels la coopération française travaille déjà, en particulier celui sur la mer qui réunit quelque huit universités, je crois.Pour maîtriser ce dispositif, il y a des leviers, le premier étant les moyens financiers. Les crédits européens constituent un de ces leviers. La dimension européenne est une des composantes importantes de notre partenariat, entre les institutions marocaines et l’IRD et plus généralement dans la coopération entre le Maroc et la France, entre la Méditerranée et l’Europe.- Quelle idée avez-vous de l’état de la recherche pour le développement au Maroc et du transfert de la recherche sur le terrain?- Le potentiel de recherche au Maroc a fait l’objet d’une évaluation à la demande du gouvernement marocain adressée à la Commission européenne. Celle-ci a mis en place un groupe d’experts pour l’évaluation. Il se trouve que le coordinateur principal est un chercheur de l’IRD, Roland Waast et, à ce titre-là, nous connaissons bien le travail.Il y a un important effort de structuration du dispositif de recherche marocain, aussi bien au niveau des universités que des établissements de recherche. Des évaluations ont été commanditées et les conclusions de ces évaluations sont prises en compte. Bien sûr, il y a encore beaucoup de travail. et je sais que la coopération française apporte des soutiens à cette stratégie nationale de recherche et d’innovation.Une des difficultés dans les pays en développement est le transfert du résultat des recherches à son application, à son développement. La vraie difficulté est de déterminer qui assure ce transfert. Ce n’est pas le métier des chercheurs. C’est aujourd’hui un vrai débat. Les médias ont un grand rôle à jouer pour la valorisation.


Chère eau…

Eau et recherche agronomique sont les priorités du Royaume. “Le Maroc a une histoire, un investissement, et des potentialités. L’aménagement du Sud, dans cette grande plaine autour de Marrakech, constitue à l’évidence une potentialité de développement économique autour de l’agriculture”, relate Jean-François Girard. C’est un secteur où il faut développer les recherches d’une part en se servant des technologies modernes, la biotechnologie appliquée à l’agriculture et d’autre part les recherches qui conçoivent l’agriculture plus seulement comme étant une activité productive, mais aussi comme inscrite dans des transformations du monde rural, explique le président de l’IRD. La recherche agronomique concerne l’environnement, l’eau, comment les protéger, etc. “Derrière l’agronomie et les productions agricoles de qualité, il y a des organisations de sociétés rurales qui évoluent”,. Quantité de facteurs induisent cette évolution, qui fait que de toutes les façons, on ne produira plus des haricots verts de la même manière qu’il y a trente ans”, poursuit J.-F. Girard.


Ressources halieutiques

L’un des faits marquants de cette visite est la signature d’un accord avec l’Institut national de recherche halieutique (INRH). Il consiste à mettre en place des moyens de partenariats entre l’IRD et l’INRH sur la recherche dans le domaine halieutiqueocéanique et de la gestion des pêches. “Nous avons là-dessus des compétences, en l’occurrence insérées dans des dispositifs internationaux. En application de cet accord, il y aura possibilité d’accéder ensemble aux institutions internationales qui suivent ce problème”, indique Girard. Propos recueillis par Mouna KADIRI

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