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Economie

Rapport BAM
Comment l’insuffisance de liquidités a été épongée

Par L'Economiste | Edition N°:2930 Le 29/12/2008 | Partager

. L’assèchement des trésoreries bancaires est avéré. Plusieurs leviers utilisés par la banque centraleC’est un ralentissement graduel qui s’opère, cette fois, au niveau de la création monétaire. En effet, indicateurs et agrégats de monnaie n’arrêtent pas de fléchir depuis juin 2008. Les données de Bank Al-Maghrib (BAM) pour le troisième trimestre et pour le mois d’octobre 2008 confirment d’ailleurs cette donne. Pour BAM, l’excédent monétaire accumulé par les agents non financiers est devenu quasiment nul, «ce qui laisse entrevoir une atténuation des tensions inflationnistes d’origine monétaire prévue pour les prochains mois». La création monétaire n’a d’ailleurs pas été la seule à s’essayer à la baisse. Ainsi, les encaisses en monnaie scripturale liées aux entreprises n’ont évolué que de 3,5% en glissement annuel en octobre. Même son de cloche pour les comptes à vue des particuliers qui ont vu leur rythme annuel de progression descendre à 6,9% en octobre, après 10,6% au 3e trimestre 2008.Les trésoreries bancaires ont, pour leur part, essuyé des baisses sensibles. Pour BAM, «augmentation de la demande de billets et accélération des achats de devises par les banques commerciales ont inversé la tendance expansive des facteurs autonomes». Ces inversions ont d’ailleurs produit un effet restrictif de 8 milliards de DH sur les trésoreries bancaires tandis que l’accroissement du montant des réserves obligatoires a totalisé 1,4 milliard de DH. Du coup, l’insuffisance des trésoreries bancaires s’est établie à une moyenne de 16,4 milliards de DH au cours du 4e trimestre contre seulement 10,4 milliards un trimestre auparavant.Les opérations d’achats de devises par les banques commerciales, touchées quant à elles par l’augmentation de la volatilité des marchés internationaux dans un contexte de crise financière, ont totalisé 16,9 milliards de DH. Ainsi, les cessions de billets de banque étrangers se sont retrouvées en nette régression par rapport au trimestre précédent, plafonnant à seulement 3,7 milliards de DH. Face à ces facteurs d’assèchement des disponibilités monétaires, les opérations du Trésor ont toutefois contribué à injecter de la liquidité à hauteur de 5,3 milliards de DH, principalement par rapport aux dépenses liées à la compensation. Il faut dire que les charges du Trésor se sont considérablement creusées à 42,3 milliards de DH, dont 7,3 milliards attribués aux charges de la caisse de compensation et 7 milliards dus au remboursement des échéances de la dette intérieure au profit du système bancaire. Les ressources du Trésor ont toutefois totalisé 37 milliards de DH, dont 9,6 milliards relatifs aux souscriptions bancaires et aux adjudications des bons du Trésor.Et pour compenser ces insuffisances, la banque centrale est intervenue au moyen de divers instruments de politique monétaire pour un montant quotidien moyen de 16,6 milliards de DH. «Swaps» de devises, opérations de réglages sous forme de prises en pension de bons du Trésor, interventions bancaires, tout a été déployé en vue d’atténuer les déficits.Influencé par la hausse du taux directeur de BAM, le taux moyen pondéré au cours du 4e trimestre s’est établi à une moyenne de 3,65%. Une évolution impactée également par «l’insuffisance des trésoreries bancaires et l’augmentation des besoins en financement des banques».


Crédit bancaire épargné

La circulation fiduciaire, n’ayant enregistré qu’une timide appréciation (qui n’a d’ailleurs pas dépassé 218 millions de DH), est demeurée sans grande incidence sur les trésoreries bancaires au cours du 4e trimestre. Idem pour les réserves obligatoires qui, avec une petite hausse (chiffrée à seulement 203 millions de DH), ont également eu très peu d’effets sur la liquidité bancaire. S’agissant de l’encours des placements liquides, dopé par le dynamisme des OPCVM monétaires, il se trouve apprécié de 4,6% par rapport à l’année dernière. De l’autre côté, les OPCVM obligataires sont demeurés à des niveaux inférieurs à ceux de 2007. Au niveau des sources de création de la monnaie, le crédit bancaire est resté, pour sa part, assez dynamique, avec un rythme de progression annuelle de 26,5% en octobre 2008. Mohamed MOUNADI

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