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Affaires

RAM: «La concurrence ne nous fait pas peur»

Par L'Economiste | Edition N°:2148 Le 10/11/2005 | Partager

. Une stratégie de «moindre dépendance» vis-à-vis de certains marchés. La politique de filialisation :«Une réussite» Le premier partenaire économique du Maroc est aussi le premier partenaire de Royal Air Maroc. Ce n’est sans doute pas un hasard si Mohamed Berrada, président-directeur général de la compagnie, était l’invité, mardi 8 novembre, de la réunion mensuelle de la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc (CFCIM). Et même si le thème portait sur «Le groupe Royal Air Maroc: stratégie et perspectives de développement», c’est avant tout des relations maroco-françaises dans le domaine de l’aviation dont il a été question. Leur densité, en volume et en trafic, confère à la France la première place. 35% du trafic de RAM s’effectue avec l’Hexagone. Au cours de l’exercice 2004-2005, le groupe RAM (RAM Airlines et Atlas Blue) a transporté près de 1,6 million de passagers vers la France sur un total de 4,5 millions. Le chiffre d’affaires réalisé sur cette destination a été de 2,6 milliards de dirhams sur un total de 9,5 milliards. Des performances certes appréciables mais presque «dangereuses». «La dépendance du marché français est trop forte», explique Mohamed Berrada, qui ne compte pas pour autant «céder cette première place à un autre partenaire». La compagnie devrait donc, dès cet hiver, augmenter en volume son trafic vers la France mais le diminuer en pourcentage. Pour l’exercice 2005-2006, le nombre de fréquences sur l’Hexagone va passer de 120 à 150. La ligne Paris-Casa, sur laquelle les plus importants bénéfices sont réalisés, devrait disposer, dès avril 2006, d’une fréquence quotidienne de 5 vols puis de 6 en juillet 2006. Marrakech continuera à exploser. Dès avril 2006, 5 vols quotidiens desserviront la capitale française à partir de Marrakech. Cette stratégie d’augmentation de fréquences touchera la quasi-totalité des villes françaises (Marseille, Nantes...). D’autres dessertes comme Lille-Casablanca seront créées dès décembre. La compagnie, qui opte pour la multiplication des fréquences, souhaite aussi atteindre les objectifs assignés en matière de mise sur pied du hub de Casablanca. L’augmentation spectaculaire du trafic avec l’Afrique (hausse de 75% au cours du précédent exercice, 70% supplémentaires prévus en 2005-2006), résultat d’une politique de développement du trafic de transit, impose une plus grande ouverture vers les destinations prisées par cette clientèle. «Si on ne compte que sur ceux qui viennent au Maroc, on n’ira pas bien loin», estime Berrada. A titre de comparaison, Air France transporte près de 120 millions de passagers par an. L’Afrique devrait donc être «la vocation de RAM les prochaines années». D’où des prévisions de croissance de 40% du trafic à l’export. Atlas Blue se chargera, pour sa part, du volet touristique.Le partenariat avec la France ne se limite pas au seul volet aérien. Dans l’industrie aéronautique, plusieurs joint-ventures stratégiques ont été conclues. SMES (révision des réacteurs, partenariat entre Snecma et RAM), Matis (câbles pour avions, partenariat entre Boeing, Ram et Labinal) et l’entrée des Airbus 321 dans la flotte de la compagnie sont d’importants domaines de coopération. Cette politique de filialisation matérialisée, entre autres, par la création de partenariats, a permis, selon Berrada, de «réaliser d’importantes plus-values». Hormis le pôle industriel, RAM a en effet créé des filiales spécialisées dans le fret (Atlas cargo), l’hôtellerie (Atlas Hospitality) et l’innovation (Ram Academy). «Une véritable réussite», selon Berrada.


Les verbatims

- «Aucune crainte»: C’est le sentiment affiché face à la concurrence. Bien au contraire, la libéralisation est considérée comme bénéfique car créant de l’émulation.- «Surtout rester vigilant car rien n’est acquis». D’où la création d’une veille stratégique.- «L’Afrique, une vocation». Des négociations sont en cours pour la reprise de la compagnie aérienne camerounaise. RAM souhaite reproduire le schéma de Air Sénégal. 90% du trafic avec l’Afrique est un trafic de transit.- Atlas Hospitality disposera de 12 hôtels en 2006 et 28 en 2012. Le chiffre d’affaires devrait passer de 500 millions de DH en 2006 à un milliard de DH en 2012.- Le plan stratégique 2006-2012 de RAM est actuellement en élaboration. L’ambition est de réaliser un chiffre d’affaires consolidé de 25 milliards de DH à cette échéance.- Une ligne reliant Casablanca à Atlanta serait en cours de création. Elle est considérée comme potentielle pour la communauté marocaine établie aux USA. - Les pertes des compagnies aériennes membres de IATA, relatives à la flambée des cours du pétrole, ont été de 30 milliards de dollars. RAM n’a pas échappé à la règle.


Agences: «Laissons la justice trancher!»

Mohamed Berrada ne compte apparemment pas «lâcher du lest». Du moins en ce qui concerne deux des grands sujets d’actualité qui touchent la compagnie. D’abord, l’instauration du Nouveau modèle économique de distribution, la «commission zéro », qui fait beaucoup de mécontents au sein du monde des voyagistes (www.leconomiste.com). Il faudra attendre, selon lui, l’issue des procès intentés par les agences de voyages contre les compagnies aériennes qui ont mis en application le système (six en tout dont Air France, Lufthansa, Alitalia et Brussels Airlines). «Laissons la justice faire son travail!», clamait Berrada aux voyagistes lors de la réunion de la CFCIM. Pas question donc de faire marche-arrière sur la question. Le président de RAM adopte une attitude quasi-similaire en ce qui concerne la grève des techniciens de la compagnie. L’ampleur du conflit (près de 400 grévistes), les dépenses engendrées par la délocalisation d’une partie de la maintenance des avions dans des ateliers français et la longue durée de la grève (plus de quatre mois) ne dissuadent pas pour autant Berrada. S’il reconnaît que «la grève est un droit», il n’épouse pas pour autant les mêmes convictions quant aux motifs du déclenchement de l’arrêt du travail des techniciens. La divergence des points de vue, qui perdure, n’arrange guère les choses. La grève se poursuit toujours.Amale DAOUD

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