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Economie

Rabat: L’université d’Agdal dévoile sa stratégie

Par L'Economiste | Edition N°:3135 Le 23/10/2009 | Partager

. Améliorer le taux de réussite de 60% . Augmenter l’offre de la formation professionnelle . Ouverture d’une filière de licence en études portugaises, une première LES responsables de l’Université Mohammed V-Agdal (UM5A) commencent à recueillir les premiers fruits de la réforme de l’enseignement universitaire lancée au début de cette décennie. «La durée moyenne pour l’obtention d’une licence de 4 ans est actuellement de 4,5 années contre 9,3 avant la réforme», souligne Hafid Boutaleb Joutei, président de l’Université, lors d’une récente rencontre avec la presse. L’occasion de présenter les nouveautés de la rentrée universitaire ainsi que la stratégie de l’établissement dans le cadre du plan d’urgence pour la période 2009-2012. Sur le plan quantitatif, «l’effectif des nouveaux inscrits au titre de l’année 2009-2010 dans les différents établissements de notre université a atteint 4.984 étudiants contre 4.207 enregistrés l’année précédente», indique Boutaleb. Ce qui représente un taux d’accroissement de 18,5%, largement supérieur au taux de 5% retenu comme objectif annuel dans le cadre de la stratégie de l’université. Par établissement, les facultés de Lettres et celle des Sciences occupent la première position avec chacune une part de 30%. Le reste de l’effectif est inscrit à la faculté de Droit (21%), l’Ecole Mohammedia des ingénieurs avec 483 étudiants et l’EST (Ecole supérieure de technologie) de Salé avec une part de 8%. Ces chiffres permettent de constater un accroissement significatif au niveau du taux des inscrits dans le domaine des sciences sociales avec 45,4% et dans la faculté des Sciences avec un taux de 48,7%. Sur le plan qualitatif, plusieurs objectifs ont été arrêtés dans le cadre de la nouvelle stratégie. L’équipe de Boutaleb ambitionne d’augmenter l’offre de la formation professionnelle de 60% à l’horizon 2012. «Dans ce cadre, l’université mobilise toutes ses compétences pour offrir à nos bacheliers un bouquet de 137 formations permettant l’obtention des licences professionnelles, des masters spécialisés ou des DUT», indique le président de l’Université. Selon lui, la priorité majeure de son établissement est d’atteindre un taux de 20% des étudiants inscrits dans les filières professionnelles. Tout cela pour faciliter l’insertion des lauréats de l’université dans le marché du travail. Une cellule a été créée au niveau de la présidence pour suivre le parcours des licenciés durant les 6 premiers mois après l’obtention de leur diplôme. Les premiers résultats de ce travail montrent que le marché marocain n’est pas encore différencié, estime Boutaleb. Car l’on trouve le même taux d’insertion de près de 20% pour tous les licenciés qu’ils soient lauréats de la faculté des Lettres, de Droit ou celle des Sciences. On constate également que 60% des scientifiques poursuivent leurs études supérieures contre 20% pour les littéraires et 40% des licenciés de la faculté de Droit. Toujours sur le plan de la qualité pédagogique, la présidence vise à atteindre un taux de rendement interne de 60% en 2012. Pour ce faire, «nous allons adopter des démarches appropriées afin de réduire le taux d’abandon dans les années de licence de 45%, notamment en première année», souligne Boutaleb. Et d’ajouter: «Il faut aussi améliorer le taux de réussite de 60% et augmenter celui de la diplômation de 55%». Profitant de sa rencontre avec la presse, Boutaleb a tenu à passer en revue d’autres projets qui marquent la rentrée universitaire. Il s’agit de l’ouverture de la nouvelle filière de licence en études portugaises, une première au Maroc. De même, pour le nouvel Institut Confucius pour les études et les cultures chinoises à la faculté des Lettres de Rabat. Sans oublier enfin de signaler la création d’une annexe de l’Université à Abu Dahbi qui débutera dans un premier temps avec la préparation d’une licence en études islamiques.


Pôle de compétitivité

LES responsables de l’Université de Rabat sont conscients de l’importance du développement de la recherche scientifique pour relever les défis de la mondialisation. Sur ce chapitre, plusieurs objectifs ont été arrêtés pour l’horizon 2012. Le premier est de faire intégrer la totalité des chercheurs dans des structures accréditées. Pour le président de l’Université, cela nécessitera l’amélioration des équipements existants par la création d’un pôle de compétitivité et d’un parc technologique. Et également le financement des frais de dépôts de demandes de brevets, en vue d’atteindre 19 brevets par an contre 6 actuellement. Sur le plan de la publication scientifique, les chercheurs de l’Université Mohammed V doivent déployer davantage d’efforts pour atteindre annuellement 500 publications contre 440 actuellement.Nour Eddine EL AISSI

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