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    Entreprises

    R & D Maroc: 16 nouveaux projets sélectionnés

    Par L'Economiste | Edition N°:408 Le 25/12/1998 | Partager

    Utiliser les compétences de l'Université dans la stratégie de l'entreprise, c'est dans cette direction que l'Association Recherche-Développement oriente ses actions. Cette année, elle lance une seconde opération et sélectionne 16 nouveaux projets dans différents secteurs.


    Après un premier coup d'essai réussi, l'Association Recherche-Développement (R & D Maroc) récidive avec l'opération 98. Ainsi, a eu lieu le 22 décembre dernier la signature des protocoles d'accord de 16 nouveaux projets. Déjà, l'opération 97 avait abouti à la sélection de 14 projets, actuellement en cours de réalisation. Ces derniers ont permis le recrutement de 17 lauréats de l'Université par les entreprises et mobilisent 14 établissements universitaires associés à ces projets.
    Pour cette année, les 16 nouveaux projets dans différents secteurs (agriculture, biotechnologie médicale, environnement, artisanat,...) ont été présélectionnés par un groupe de travail. Celui-ci est composé des membres de l'Association et d'experts(1) . A noter que les projets sélectionnés sont financés à hauteur de 50% du coût global. Les principaux critères de sélection pris en compte sont la créativité, l'innovation, les retombées économiques nationales ou régionales. S'y ajoutent la collaboration recherche-industrie, la faculté d'industrialisation, l'utilité et le progrès technologique. Selon M. Mourad Chérif, Président de l'Association R&D Maroc créée en mars 1997, cette action doit être soutenue, et sa généralisation encouragée par l'Etat et par d'autres opérateurs.
    Aujourd'hui, l'établissement de liens entre l'Université et l'entreprise est devenue une condition nécessaire à l'amélioration de la compétitivité. Avec, en filigrane, le développement de métiers à forte valeur ajoutée. C'est dans cette direction que l'Association R&D Maroc oriente ses actions, notamment à travers la création d'un cadre incitatif pour l'encouragement du concept de recherche développement au sein des entreprises.

    Grandes compétences


    Parmi les objectifs de l'Association, figurent également l'incitation à la création d'entreprises par les chercheurs dans les Universités suite à leurs propres travaux de recherche.
    M. Chérif rappelle que le phénomène le plus important des trente dernières années dans les pays développés est justement l'implication croissante des entreprises dans ces activités de recherche & développement. La part de cet effort réalisé par l'industrie est à titre d'exemple de 55% en Europe, 66% aux Etats-Unis et 75% au Japon. Le pourcentage de chercheurs travaillant dans les industries est dans ces pays respectivement de 50, 80 et 70%.
    Des perspectives de création d'emplois qualifiés à travers les compétences de l'université existent donc. Et le Maroc possède, selon M. Chérif, de très grandes compétences.
    Pour sa part, M. Najib Zerouali, ministre de l'Enseignement Supérieur, de la Formation des Cadres et de la Recherche Scientifique, estime que l'Université est aujourd'hui conçue comme un véritable outil de développement. Pour lui, la coopération avec le monde de l'entreprise est une nécessité incontournable.
    Dans le même contexte, M. Zerouali a rappelé la signature avec la CGEM (Confédération Générale des Entreprises du Maroc) d'une convention de coopération.
    Différents axes ont ainsi été retenus dans cette convention. Il s'agit notamment de l'adéquation de la formation universitaire aux besoins de l'entreprise, d'une plus grande implication des étudiants par l'organisation de stages. S'y ajoutent la formation continue des cadres pour le développement de leur potentiel.

    (1) L'Association R & D Maroc a été créée en mars 1997 sur l'initiative de grandes entreprises marocaines. A rappeler que le soutien de R&D Maroc se manifeste sur le plan financier par une aide directe puis sur le plan scientifique et technique par la mise en relation de l'entreprise et de l'Université.


    Agriculture, biotechnologie, recyclage...


    Considérés par les opérateurs comme un investissement risqué, la recherche-développement est l'un des points faibles de l'économie. Cependant, elle commence à faire l'objet de plus en plus d'attention de la part de la société civile. Aussi l'Association R&D a-t-elle proposé d'aider les entreprises à intégrer la notion de la recherche-développement et l'innovation dans leur gestion. Le moyen utilisé: le partenariat avec l'Université.
    Après 14 projets sélectionnés en 1997, le concours organisé par l'Association cette année a remonté d'un cran le nombre pour atteindre 16 projets. Le but de ce concours est de soutenir des initiatives d'innovation présentées par des entreprises.
    Un appel d'offres a été lancé en mai dernier et 37 projets ont été proposés. Ces derniers, estiment les experts de l'Association R&D Maroc, se caractérisent cette année par une évolution qualitative par rapport à ceux proposés en 1997. Ils intègrent également une plus grande diversification des entreprises, des thèmes de recherche considérés plus larges et enfin par un engagement financier des entreprises plus important. Les 37 propositions ont donné lieu à la préselection de 16 projets. Ces derniers concernent différents types d'entreprises intervenant dans des secteurs aussi diversifiés que l'artisanat, la tenue des matériaux et l'agriculture (l'horticulture et agro-alimentaire). D'ailleurs, c'est la première fois que ce secteur est représenté.

    Le concours a par ailleurs abouti à la présélection des entreprises opérant dans le domaine des technologies de pointe en biotechnologie médicale, de l'énergie et de l'électronique et enfin des projets concernant les matières de construction et de la métallurgie. De plus, les 16 projets retenus ont marqué une plus grande diversité géographique (Taroudante, Fès, Settat, Agadir, Rabat, Tanger, Casablanca,...). De plus, plusieurs centres de recherches et d'universités ont bénéficié de programmes et accompagneront les entreprises dans la concrétisation de différents projets.

    Abdelaziz MEFTAH

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