×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Entreprises

    Le Palais des Congrès sous l'enseigne Sofitel

    Par L'Economiste | Edition N°:408 Le 25/12/1998 | Partager

    En prenant la gestion du complexe, (propriété de Dounia-Hôtels), mis à la possession du CIH par la Justice, Accor se propulse au premier rang des chaînes hôtelières au Maroc. Son fonds d'investissement lancé, le groupe français peut entamer la phase de développement de son programme.


    Pour la poursuite de son programme d'implantation au Maroc, le groupe Accor ne pouvait rêver meilleur cadeau de nouvel an. Au terme de négociations marathoniennes et "parfois difficiles", le groupe français a conclu un contrat de gestion pour le compte du complexe du Palais des Congrès et de l'Hôtel Mansour Eddahbi de Marrakech avec le CIH (qui a la possession de l'établissement depuis mars 98). Il a donc réussi à coiffer au poteau tous les concurrents qui convoitaient la gestion du complexe de M. Abdelhadi Alami. C'est la plus grande opération du groupe hôtelier depuis son arrivée au Maroc il y a deux ans. "Dans son dispositif d'implantation au Maroc, le Palais des Congrès représente un élément stratégique pour le groupe", souligne avec satisfaction M. Fouad Chraïbi, directeur général des opérations de la région Méditerranée. Le contrat d'une durée de cinq ans, prend effet à compter du 1er janvier 1999 avec une possibilité de renouvellement. Les deux parties sont restées discretes sur le détail de l'accord, notamment sur les engagements financiers du gestionnaire. Dans ce type de contrat, la rémunération de la chaîne gestionnaire se fait par diverses commissions: sur l'utilisation de l'enseigne, sur le résultat brut d'exploitation et le chiffre d'affaires, et une autre sur le management. Le complexe arborera l'enseigne Sofitel, la marque haut de gamme du portefeuille de la multinationale. Au départ, le groupe Accor souhaitait acquérir le complexe du Palais des Congrès, mais les négociations avaient achoppé sur la garantie du passif par le Trésor et la valeur jugée "surréaliste" de l'établissement.
    Malgré tout, chez les deux parties (Accor et CIH), il est indiqué que les autres éventualités restaient ouvertes. En clair, si un ou plusieurs opérateurs se présentent pour racheter le complexe, tout est possible, mais avec l'assentiment du propriétaire.

    15 millions de Dollars en swap


    Pour se faire rembourser sa créance, le CIH privilégie une sortie à l'amiable. Si M. Alami arrive à constituer un tour de table capable de racheter la créance du CIH (éventuellement avec une décote raisonnable), son complexe lui sera rendu, indique M. Abdelouahed Souhail, président du CIH. C'est un soulagement pour le CIH qui entrevoit ainsi un début de sortie du bourbier du Palais des Congrès. Si la banque a des estimations sur la créance que lui doit le propriétaire du complexe des Palais des Congrès, elle se refuse en tout cas à avancer le moindre chiffre, "car tout peut changer" du jour au lendemain du fait des incertitudes qui pesaient sur les créances fournisseurs. Depuis que la banque gère en direct l'établissement, elle s'est fait le point d'honneur "de régler tout le monde et de payer régulièrement les salaires, les cotisations CNSS et les impôts", insiste M Souhail. Ce qui en dit long sur ce qu'elle avait trouvé dans cet établissement. Flanqué de son état-major au complet à la conférence de presse de ce mercredi 23, M. Souhail ne cachait pas d'ailleurs sa satisfaction: notre rôle n'est pas de gérer les hôtels. "Le souci de la banque est de récupérer sa créance à l'amiable, à défaut, par la voie de la solution judiciaire", ajoute-t-il. Les autres banques créancières, elles, devraient se contenter pour l'instant de provisionner leur créance.

    "Maintenant que nous avons atteint une taille critique sur le marché, nous pouvons passer à la phase de développement", renchérit de son côté M. Amyn Alami, associé-fondateur de Casablanca Finance Group, conseiller de l'état-major d'Accor pour son projet au Maroc. L'opération intervient quelques semaines après la mise sur pied de son fonds d'investissement, outil central du financement du programme du projet de la chaîne au Maroc. Accor a déjà apporté la totalité de sa contribution, 15 millions de Dollars à travers le swap de la dette du Maroc envers la France, même s'il n'a pu obtenir le taux de décote qu'il souhaitait auprès des autorités monétaires. C'est la Société Générale (française) qui est la banque-conseil du groupe pour cette opération.

    Abashi SHAMAMBA

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc